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2 leviers puissants pour une motivation en béton !

Eisenhower était l’un des plus grands leaders du 20ème siècle. On lui doit cette excellente formule :

« Le leadership c’est l’art de faire faire par quelqu’un, quelque chose que vous voulez voir fait, parce qu’il a envie de le faire »

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Eseinhower à l’action !

La question est donc « Comment donner envie à quelqu’un de réaliser ce que vous voulez voir accompli ? »

L’un des premiers conseil donné à ceux qui cherchent à motiver leurs troupes est d’apporter un « pourquoi », de donner la raison qui justifie l’action.

C’est un moyen efficace car il permet d’apporter du sens à la tâche,mais c’est loin d’être l’unique façon d’agir sur la motivation.

Car le « comment » peut aussi générer une montagne d’enthousiasme. La méthode de travail utilisée influence le désir d’accomplir l’objectif.

Laissez moi vous donner un exemple concret.

Entre mes 14 ans et mes 20 ans, j’ai fait plus de 800 heures d’espagnol.

J’éprouvais autant d’intérêt à apprendre cette langue que mon chat à être promené en laisse. Et j’avais l’impression que le temps ralentissait pendant ces cours.

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J’avais le même regard, vide et sans espoir…

800 heures à s’ennuyer c’est long, c’est comme si j’avais regardé 257 fois d’affilée le film « Titanic »…

J’ai donc eu une note médiocre au bac, et décidé d’oublier tout ce qui avait une consonance espagnole, à part bien sur « mojito ».

Puis, quelques années plus tard, suite à un voyage à Barcelone, j’ai eu envie d’en reprendre l’apprentissage.

Je n’avais aucun désir de retourner dans une salle de classe, je voulais le faire à ma façon.

Et donc tous les jours je prenais un article français ou espagnol sur un sujet qui m’intéressait et je le traduisais.

10 à 15 minutes par jour, pas plus.

Donc environ 1H30 par semaine, pendant 1 an, soit 80 heures d’espagnol au total.

Le résultat ? Mon niveau a explosé, j’ai appris les conjugaisons à la vitesse de l’éclair, assimilé plein de mots compliqués et compris les règles de grammaire qui m’échappaient. Un grand succès.

Le pire c’est que j’y ai pris beaucoup de plaisir !

Pourquoi ? Parce que j’ai adopté une méthode travail qui me convenait.

Et ma méthode n’est en rien miracle, elle n’est pas pour tout le monde, mais elle était parfaite pour MOI.

Si j’étais retourné m’ennuyer dans une classe, au bout de 1 mois j’aurais été dégoûté de l’espagnol et j’aurais abandonné.

Alors qu’ici, j’étais content de retrouver mes petits articles le soir. On peut donc dire que la façon d’apprendre à influencé ma motivation à parler espagnol.

Et nous sommes tous différents.

Chaque personne est unique, nous n’avons pas les mêmes cerveaux, pas les mêmes expériences de vie et donc pas les mêmes personnalités. 

Chacun possède ses forces et ses faiblesses.

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Et il n’y a donc pas toujours une seule bonne façon de bien faire. Vouloir faire rentrer tout le monde dans le même moule est le meilleur moyen de détruire créativité et motivation.

Regardez le sprinter Michael Johnson. Il avait un style de course atypique. Pourtant c’était l’homme le plus rapide du monde. Il battait tous les adversaires qui avaient une technique parfaite.

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Et peut être que si on l’avait forcé à corriger son style, il n’aurait jamais couru aussi vite ou aurait arrêté l’athlétisme.

Vous voulez motiver les gens ? Faîtes leur confiance et donnez leur de la liberté.

Car une personne qui sent qu’elle a le contrôle de son travail sera surmotivée et prête à aller jusqu’au bout pour prouver que sa façon de travailler est excellente.

Laisser de la liberté

Imaginez.

Vous êtes officier pendant la première guerre mondiale. Vous préparez la bataille du lendemain avec votre supérieur et vous lui présentez les différents choix stratégiques.

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Celui-ci écoute attentivement les différentes options. Mais au moment de décider, il plonge son regard dans le votre et vous dit: Ecoute, tu connais mieux tes hommes, l’ennemi et le terrain que moi, je te laisse prendre la décision…

Est ce que vous pensez que votre attitude sur le champ de bataille le lendemain va être différente que si il avait pris la décision ?

Evidemment !

Dans un cas, il choisit et vous exécutez avec les consignes qu’il vous donne, dans l’autre c’est à vous d’assurer.

Le jour et la nuit ! Vous allez vouloir prouver que vous êtes bon et qu’il a eu raison de vous faire confiance. Votre engagement va être cent fois supérieur.

Et donner plus de liberté va au delà de l’aspect motivationnel, c’est devenu un avantage concurrentiel.

Une étude réalisée sur les 200 entreprises américaines les plus riches a montré que laisser la liberté aux middle managers d’engager un haut niveau de dépenses est l’un des facteurs qui contribue à la performance des meilleures.

Le  Général Mc Chrystal, qui a commandé les forces Américaines en Afghanistan et en Irak, a également identifié la liberté décisionnelle comme un atout stratégique essentiel.

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Dans son livre « team of teams », il explique que face aux challenges posés par ses ennemis, il a du accepter de laisser ses subalternes prendre des décisions importantes sans son accord.

Il a constaté que dans 95% des cas il partageait leur analyse. Et supprimer sa validation permettait de gagner en rapidité d’exécution, facteur capital dans la guerre menée.

Au début ce fût difficile pour lui de laisser ce type d’autonomie car c’était en désaccord avec la conception du leader qu’on lui avait enseigné à l’école militaire.Mais les bons résultats obtenus  lui ont montré qu’il avait pris la bonne décision.

C’est le paradoxe du pouvoir, plus on le donne, plus on est puissant.

Responsabiliser

Mais si on obtient plus de liberté, on doit accepter plus de responsabilité. Ce sont les 2 faces de la même pièce. 

Et donner des responsabilités est aussi un puissant levier de motivation.

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Reprenons notre exemple de l’officier de la première guerre mondiale. Comme c’est lui qui se charge d’élaborer la stratégie, son supérieur doit lui faire comprendre qu’il est responsable de la vie de ses hommes et de l’issue de la bataille.

Au vue des enjeux, l’officier va se sentir beaucoup plus concerné par ses actions. Il va avoir la pression de réussir et déployer des efforts supérieurs.

Ce serait incongru qu’on lui demande d’accepter ces responsabilités si il devait se contenter d’appliquer des consignes.

Mais lorsqu’on offre la liberté de décider à quelqu’un, il doit accepter d’assumer ses actes. Il ne peut pas se cacher derrière une excuse.

Car le manque de responsabilisation est un fléau qui sévit dans les entreprises aujourd’hui.

Vous avez déjà pris part à des projets transverses qui échouent mais de la faute de personne ?

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Personne n’assume, tout le monde se renvoie la balle.

Comme une bande d’enfants ayant peur de recevoir une bonne fessée.

Impossible d’avoir une discussion constructive. C’est aussi frustrant qu’un robinet qui fuit à 3 heures du matin.

A l’inverse, bosser avec des gens dont ont sait qu’ils vont assumer leurs responsabilités et leur part du boulot est génial.

Lorsque quelqu’un s’engage et se donne pour un projet, ça encourage les autres à déployer les mêmes efforts que lui.

Ça me rappelle, l’histoire du vieux cheval Barnabé.

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Au milieu du siècle dernier, un homme conduisait dans la campagne française par une matinée brumeuse. Il manqua un virage et tomba dans le fossé.

Il partit chercher de l’aide dans la ferme la plus proche.

Après avoir prévenu le fermier, celui revint avec son unique cheval, Barnabé.

Il attacha une corde à la voiture et autour de l’encolure de Barnabé, puis cria:

« Allez Gaston au travail, tire ! ». Le cheval ne bougea pas

Puis  « Allez Rudy, bon sang, tire ! ». Toujours aucun mouvement

Enfin le fermier cria « Au boulot Barnabé, tire cette voiture ».

Et le cheval sortit la voiture du fossé.

Après avoir remercié le fermier, le conducteur, curieux, demanda: Vous avez appelé le cheval 2 fois par le mauvais nom, pourquoi ?

Le fermier répondit: Ah ! C’est parce que Barnabé est un vieux cheval aveugle, si il pensait qu’il était le seul à tirer il n’essaierait même pas.

Les mécanismes de groupe sont basés en grande partie sur la réciprocité. Si une personne commence à assumer ses responsabilités les autres l’imiteront.

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Finalement, la formule qui dit qu’il faut traiter une personne comme on voudrait qu’elle soit pour qu’elle le devienne s’applique ici. Traitez vos subalternes comme des adultes responsables pour qu’ils se comportent tels quels.

Conclusion: 2 leviers puissants pour une motivation en béton

Si vous voulez que vos subordonnés soient plus motivés, vous pouvez réaliser 2 actions qui vont ensemble:

  • Leur laisser plus de liberté de décision et d’action
  • Leur faire comprendre qu’ils sont responsables de leurs actions et des résultats obtenus

Evidemment il faut garder du recul par rapport à ces consignes. Cela ne signifie pas laisser une liberté totale, mais donner davantage de marge de manœuvre ! De même certaines personnes sont peu confiantes et préfèrent suivre précisément les consignes données, il faut alors respecter leur décision.

 

Si le thème du leadership vous intéresse, je vous invite à identifier votre style de leadership avec ce quizz et à rejoindre le groupe LinkedIn « Leadership à la Française » pour y partager vos expériences et trouver des ressources pour devenir un meilleur leader.

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Published inArticles sur le leadership

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