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L’indispensable attribut des leaders absolus

Aujourd’hui nous allons parler d’un attribut que tous les grands leaders possèdent.

Et vous en aurez besoin si vous voulez mobiliser comme Martin Luther King, inspirer comme Steve Jobs, conquérir comme Napoléon ou faire évoluer comme Marie Curie.

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Tous les plus grands ont possédé cet attribut

Car cet élément est au leadership ce qu’un gouvernail est à un voilier.

Vous pouvez avoir la beauté de Tom Cruise, l’éloquence de Barack Obama ou l’intelligence d’Albert Einstein, vous n’irez nulle part sans lui.

Il est à l’origine du leadership. Et c’est sur sa base que les plus grandes légendes se sont construites.

Vous avez deviné de quoi je parle ?

Non il ne s’agit pas d’un sombrero magique.

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« Grace à ce chapeau, je dirigerai le monde… »

Je parle de posséder un ensemble de valeurs fortes et de convictions profondes.

Gandhi croyait en l’amour et était contre toute forme de violence.

Il a basé sa résistance sur ces valeurs : boycott des produits anglais, désobéissance civile, refus de payer les taxes, grèves de la faim, marches protestataires pacifiques.

Même lorsque les Anglais répliquaient sévèrement, il s’en est toujours tenu à ses principes et n’a jamais fait couler une seule goutte de sang.

Il a inventé une façon de lutter très efficace et basée sur ses convictions.

Qui sait ou serait l’Inde aujourd’hui si il avait changé d’avis et décidé d’utiliser la violence ?

Une chose est sure, il ne serait pas considéré comme une des plus grands leaders de tous les temps.

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Lorsque votre tête est sur les timbres de votre pays, c’est que vous vous êtes plutôt bien débrouillé

Si vous voulez être un leader vous devez savoir qui vous êtes et en quoi vous croyez.

Il y a 1000 façons d’être un grand leader, mais sans principes et valeurs vous n’en serez jamais un.

Parce qu’un leader est un homme de conviction, une personne fiable.

Il peut changer d’avis mais il agit toujours selon ses valeurs. Et c’est sur cette base qu’il fédère.

Car pour croire un message il faut d’abord croire en son messager.

Vous accepteriez qu’un pilier de bar empestant la vodka vous explique les bienfaits de l’abstinence à l’alcool ?

J’espère bien que non.

Un leader doit incarner son message. 

Il garde ses valeurs à l’esprit lorsqu’il a une décision difficile à prendre.

Se laisser guider par ses valeurs

Les valeurs sont un fabuleux outil d’aide à la décision.

Prenons un exemple.

Vous êtes directeur des ventes et vos équipes se plaignent régulièrement de votre meilleur commercial, qui n’a aucun sens du collectif.

Il ne participe pas aux réunions, rend peu de comptes et est désagréable avec ses collègues.

Mais c’est de loin votre meilleur élément. Vous savez qu’il a un fort caractère et qu’il est susceptible. Donc il y a peu de chances qu’il reçoive bien ces critiques.

Que faire ?

Non vous ne pouvez pas le privé de dessins animés le matin, ce serait une punition disproportionnée.

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ALLEZ PIKACHUUUU !!!

Plus sérieusement, tout dépend de vos valeurs.

Si vous privilégiez la performance, la compétitivité et l’excellence alors le mieux est d’accepter la situation.

En revanche, si l’esprit d’équipe et la collaboration sont importants pour vous, vous devez avoir une sérieuse discussion avec lui, quitte à le perdre.

Après il existe bien évidemment des nuances dans vos décisions et la façon dont vous les appliquez, mais vous pouvez utiliser vos valeurs comme une boussole pour les décisions difficiles.

Il arrive aussi qu’on ne partage pas les mêmes valeurs que l’entreprise dans laquelle on travaille.

J’ai connu ça.

Pendant mes études, j’ai vendu des appareils photo dans un grand magasin.

J’avais pour consigne d’écouler ceux sur lesquels l’entreprise faisait le plus de marge, quitte à proposer un appareil pas forcément adapté aux besoins du client.

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« Oui, 15 KG seulement, léger comme une plume »

Je devais aussi vendre des « garanties » sur ces produits (casse, vol, attaque de moustiques géants…) .Elles sont inutiles la plupart du temps, mais elles rapportent beaucoup à l’entreprise.

J’ai détesté cette expérience.

Une de mes valeurs étant l’intégrité, autant vous dire que j’ai vite compris que ni ce métier ni cette entreprise n’étaient faits pour moi.

Agir en désaccord avec ses valeurs, c’est la meilleure façon d’être malheureux au travail.

Ceci étant dit, avant de suivre ses valeurs, il faut d’abord les connaître. C’est une question que l’on a peu l’occasion de se poser, et y répondre peut être compliqué.

Voici comment faire.

Trouver ses valeurs

Vos valeurs sont comme votre cerveau.

Elles sont invisibles et vous n’avez pas forcément conscience de leur présence.

Pourtant elles sont là, ancrées en vous, et vous les utilisez quotidiennement dans :

  • Votre comportement au travail et avec vos collègues
  • L’éducation de vos enfants
  • Vos choix politiques
  • Vos décisions d’achat
  • Presque tout en fait !

Vous possédez forcément un ensemble de valeurs, mais vous ne les avez peut-être pas identifier clairement.

Je vous propose de le faire maintenant. Munissez-vous d’un papier et d’un stylo et suivez le guide.

1) Commencez par recenser les moments où vous avez été le plus heureux, que ce soit dans votre vie personnelle ou professionnelle

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Quand on fait cette tête, c’est que c’est bon signe 🙂

 

  • Que faisiez-vous ?
  • Avec qui étiez-vous ?
  • Quels sont les facteurs qui ont fait que vous soyez senti si bien ?

2) Puis, identifiez sur le papier les moments dont vous êtes le plus fier

  • Pourquoi étiez-vous fier ?
  • Étiez-vous seul ou accompagné ?
  • Quels autres facteurs ont contribué à cette fierté ?

3) Ensuite écrivez les moments ou vous avez senti un vrai sentiment d’accomplissement et de satisfaction

  • Quels besoins ou désirs avez-vous comblé ?
  • Pourquoi ces expériences sont-elles significatives à vos yeux ?

 

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4) Enfin déterminez vos valeurs en fonction de vos expériences de bonheur, fierté, accomplissement et satisfaction

Identifiez les grands thèmes et les valeurs qui y sont liées.

Si vous avez des difficultés, utilisez cette liste.

Déterminez les 5 plus importantes (l’auteur du site en conseille 10 mais c’est trop) et notez les soigneusement.

Bravo vous venez de faire un grand pas vers votre leadership et vers vous-même.

5) Finalement, gardez vos valeurs à l’esprit

Il y a cependant une erreur à éviter. Je l’ai commise des centaines de fois.

Celle de connaître ses valeurs mais de ne pas les appliquer.

Prenons mon exemple. J’accorde une grande importance à l’écoute.

Pourtant, même encore aujourd’hui, il y a des jours où j’écoute aussi bien qu’un ado hypnotisé par son téléphone.

J’ai beau savoir qu’écouter est important, tout ce qui m’intéresse c’est de faire passer mon message.

Je finis par m’en rendre compte et je me corrige, mais cela reste un combat quotidien contre moi même.

J’ai du mal, et c’est normal.

Nous sommes humains, nous ne sommes pas des robots, et dans nos moments de doute ou de faiblesse nous n’agissons pas toujours comme nous aimerions.

Ou nous oublions d’appliquer ce qui est vraiment important à nos yeux. Il y a tellement de choses à penser à notre époque qu’il est humain, d’oublier qu’on s’est promis de faire preuve d’empathie, d’être une personne généreuse, ou de rester calme face à ce SATANE LAVEUR DE PAREBRISE A QUI ON DIT NON TOUS LES MATINS !!!!

Il faut accepter cette ombre qui plane au-dessus de nous en permanence, cette part plus « sombre » de nous-même.

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Mais on peut trouver des moyens pour faciliter ce combat.

Le plus efficace que j’ai trouvé est de noter mes valeurs sur un papier et de me les remémorer tous les matins.

Cela me permet de me rappeler de ce qui est vraiment important pour moi et comment me comporter dans la journée qui m’attend (accélérer au feu orange pour éviter le laveur de pare-brise par exemple).

Je vous conseille vraiment de le faire, ou de vous créer un rituel quotidien pour vous remémorer vos valeurs, sinon elles glisseront à l’arrière de votre cerveau et vous ne les appliquerez pas.

CONCLUSION: L’importance des valeurs

On devient un leader en incarnant ses valeurs et ses convictions.

Avant de vouloir mener les autres ont doit d’abord savoir qui on est, qu’est ce qui est cher à nos yeux et ou on veut aller.

Et les valeurs nous aident dans la prise des décisions difficiles, elles sont une boussole et nous montrent la direction à suivre.

C’est pour cela que les identifier est essentiel, tout comme se les remémorer quotidiennement.

Et une fois que vous saurez qui vous êtes, vous pourrez utiliser vos propres mots pour clamer vos valeurs haut et fort.

Vous ne serez jamais Martin Luther King ou Steve Jobs, mais vous pouvez être vous-même !

Utilisez vos propres mots et expressions, n’essayez pas d’imiter quelqu’un, soyez fier de votre différence.

Vous êtes uniques, vous avez vos expériences, vos conceptions, votre vocabulaire et il n’y a qu’un seul vous.

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Le chemin de l’authenticité est pavé de vos mots et de votre vérité.

Si vous empruntez les mots de quelqu’un d’autre, ce sera juste une performance d’acteur et cela se sentira.

 « Un lion qui copie un lion devient un singe »

Victor Hugo

Soyez fier de qui vous êtes et leadez avec panache !

 

Si le thème du leadership vous intéresse, je vous invite à identifier votre style de leadership avec ce quizz et à rejoindre le groupe LinkedIn « Leadership à la Française » pour y partager vos expériences et trouver des ressources pour devenir un meilleur leader.

Si vous avez aimé l’article, et que vous pensez qu’il peut être utile à quelqu’un d’autre, partagez-le !

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Published inArticles sur le leadership

8 Comments

  1. Notre ombre est en nous et non pas en dehors de nous. Personnellement je reconnais sa présence lorsqu’elle me fait faire des choses auxquelles je ne m’attendais pas. Exemple : éviter de manière forcenée quelqu’un qui m’a déçu, ou bien exprimer une colère de manière totalement inattendue (comme si j’étais un mafieux par exemple). S’interroger sur elle sur ce qu’on a fait, sur ce qu’elle nous a fait faire est toujours riche. Pour moi cela a révélé ma dépendance à quelqu’un dont j’admire les valeurs. Paradoxe !
    A part ce détail, je trouve l’article riche de sens… et je me sens en phase avec son auteur !
    Pierre Frenkiel
    Ecrivain, formateur, animateur d’ateliers d’écriture
    Paris

    • Destination Leadership Destination Leadership

      Bonjour Pierre, merci pour votre commentaire.

      C’est difficile de toujours bien agir et réagir, nous sommes humains et imparfaits.

      Connaître ses mauvais penchants aide à les maîtriser mais pour vraiment les dominer il faut réaliser un vrai travail sur soi.
      Et pour cela il faut pouvoir prendre du recul sur soi même et réserver un temps pour ça le matin ou le soir, j’aime bien la méditation dans ce but.

      Merci encore et à bientôt 🙂
      Vincent

  2. Bonjour,

    Merci pour votre exposé.
    Cependant, un point (parmi d’autres qui pourront/peuvent être développés, commentés, discutés par ailleurs) :
    concernant cet exemple (« Vous accepteriez qu’un pilier de bar empestant la vodka vous explique les bienfaits de l’abstinence à l’alcool ?

    J’espère bien que non. »), pourquoi espérer que la personne ne puisse expliquer ?
    Je pense le contraire.
    Car cette personne est très certainement au fait des bienfaits de cette abstinence. Pour info, il y en a tout plein (des gens) dans les centres de sevrage – hôpitaux publics et cliniques privées – qui connaissent et savent de quoi ils parlent (en pensant aussi). En étant ou ayant été piliers de bar puissance 100.

    En étendant cet exemple (par une sorte de récurrence), j’accepterais (et une association spécialisée le fait très bien aussi) qu’une prostituée nous explique les malheurs de son job/activité et les bienfaits de ne plus le pratiquer/l’exercer. Vous aussi ?

    Ici, on change de domaine (paradigme dit-on partout aujourd’hui ?).

    En effet, on est moins sectaire, on n’est plus sectaire, avec ses idées, ses conceptions, mais on s’intéresse à l’autre – attention, sans cette satanée et foutue culture de l’excuse -. Ceci dans mes deux exemples.
    Est-ce bien ?

    N’est-ce pas ?

    Bien cordialement.

    Faustin.

    Comme on le comprend, ici, il s’agit/s’agirait d’avoir des valeurs un peu différentes (ou une compréhension différente de cette notion) et une analyse permettant/autorisant une forme de débat.
    Puisque nous sommes en plein week-end électoral, peut-être certains articles écrits concernant Mme. Merkel seraient-ils intéressants, notamment concernant l’éthique – avant tout et beaucoup ?

    • Destination Leadership Destination Leadership

      Bonjour Faustin,

      Vous avez raison, mon exemple n’est peut etre pas le mieux choisi.

      On peut tout a fait connaitre les mefaits/dangers de quelque chose et y succomber tout de meme.
      Et c’est aussi vrai qu’une personne dont la vie aura ete detruite par l’alcool ou autre aura un certain poids a son discours.

      Ceci dit, ici nous parlons de leadership et donc du fait de faire adhérer les autres a un projet ou une demarche.
      Et, je ne pense pas qu’une personne souffrant d’alcoolisme soit la bonne personne pour etre leader d’une association d’abstinence a l’alcool par exemple. Il manquerait de crédibilité.

      Qu’en pensez vous ?

      Concernant ce WE electoral et l’éthique je pense que l’article que je vais publier mardi vous intéressera 🙂

      Merci
      Vincent

  3. deje-fait deje-fait

    Bonjour,
    Merci pour votre réponse.
    Toutefois, quelques points (genre bécarres) :
    que la vie ait été détruite (ou pas) par l’alcool n’est pas important, et est hors sujet. Egalement si on accepte que l’alcoolique n’est pas que « un pilier de bar », avec la mauvaise image renvoyée. Ce sont ces arguments qui orientaient déjà le débat. Ici, il faut évoluer. Exemple de Churchill ou de, pour les inconnus (mais pas tant que ça), nombre de gars en cure dans des établissements spécialisés. De plus, pas mal de ces personnes sont leader(s) dans des entités comme celles évoquées.
    Leadership et faire adhérer les autres : vu du côté du postulat (au sens du mot), c’est facile. Puisque par « essence », le public est déjà conquis. La relation est alors différente, ascendante et non plus descendante.
    Ici, c’est peut-être réducteur, mais le leader n’est pas, car ce sont les idées qui sont.
    Du coup, le leader, en tant qu’entité ou personne, existe-t-il et est-il donc interchangeable ?
    Des exemples d’équipes qui gagnent avec des leaders différents ? La National Manschaft au soccer, la DGSE et la CIA pour des coups sensibles, les SAS (britanniques), les All Blacks au rugby, les pongistes asiatiques (du sud est), les mathématiques françaises, …
    Bien sûr, il existe des gens capables de dynamiser, de peut-être faire éclore une motivation chez certains. Mais sont-ce vraiment eux qui entrainent et développent ? Est-ce un climat, une période, une histoire, des rêves, des ruptures, ….. ?

    Bien cordialement.

    Faustin.

    PS : est-il possible de ne pas faire apparaître mon nom sur les commentaires ? Je pensais que seule la signature apparaissait. Merci bien.

  4. Destination Leadership Destination Leadership

    Je ne vous suis plus du tout Faustin 🙂

    J’ai enlevé votre nom du 1er commentaire. Ceci vous convient il ?

    • amamama amamama

      Bonsoir,

      Merci pour l’action.
      Ceci est-il valable durablement ou ce nom est ou a été opendata-é, aspiré pour être envoyé partout ?

      Je crois que je pense que le leader ne fait pas tout.
      Et qu’un leader inexistant n’empêche pas une équipe de gagner – surtout si les gens adhèrent bien avant l’arrivée du leader aux opinions et souhaits. Comme des étudiants en physique devant un prof quelconque.

      F.

      • Destination Leadership Destination Leadership

        Non votre nom n’est parti nulle part ne vous en faîtes pas. Vous n’avez aucune inquiétude a avoir.

        Pour le reste, je suis d’accord avec vous.

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