Leaders: un « truc » magique pour maintenir l’harmonie de votre équipe

Leaders: un « truc » magique pour maintenir l’harmonie de votre équipe

On soupçonne rarement combien le travail d’un bon leader peut parfois être ingrat.

Parce que dans certains cas, faire preuve de leadership consiste seulement à servir de sac de frappe géant.

Laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Vous remarquerez que les groupes se déchirent le plus souvent dans les périodes difficiles. Tant que tout va bien, la paix se maintient. Bien sûr, il y a toujours des petits conflits qui émergent, mais chacun arrive à mettre ses différends de côté au profit du collectif.

En revanche, lorsque qu’une grosse erreur est commise, que le groupe échoue à atteindre un objectif important, ou qu’une crise apparaît, l’équilibre de cette « communauté » se fragilise.

Et une question peut démolir l’unité de l’équipe, tel un coup de blizzard sur un château de cartes : « Qui est responsable ? »

Ne laissez pas une mauvaise question détruire tous vos efforts

Parfois, nous arrivons à identifier un « coupable », parfois plusieurs personnes s’accusent mutuellement. Mais rien de positif ne sort jamais de ces échanges.

Et un bon leader sait que ce jeu du « détective » est toujours dangereux et improductif.

Plutôt que de mener une chasse aux sorcières, il préfère prendre la responsabilité de la faute, même si il n’y a aucunement contribué. Il accepte de recevoir un coup afin de maintenir une dynamique positive au sein de son équipe.

Finalement, il me fait un peu penser à un Robocop…

Oui, il possède bien un lecteur de code barres devant ses yeux

L’effet Robocop

Une crise ressemble à un orage. Quand on découvre une erreur, le tonnerre gronde. On sait alors que quelqu’un se fera blâmer, qu’il recevra la foudre.

Dans ces cas-là, le bon leader désamorce la situation. Il adopte le rôle de paratonnerre et s’attribue la responsabilité de l’erreur.

Pourquoi ? Car il sait qu’il doit minimiser le chaos créé par cette erreur, éviter que les rapports s’enveniment et que la situation dégénère. Il préfère prendre la foudre que perdre le contrôle de la situation.

Comme Robocop, il protège ses collaborateurs. Il sait que pour que ceux-ci donnent le meilleur, il doit leur assurer un sentiment de sécurité.

Car ce sentiment agit comme un terreau fécond. Une personne qui sait qu’elle a le droit de se tromper et qu’elle sera protégée offre davantage de créativité et d’engagement à son leader, elle a plus de confiance et se montre plus coopérative.

Voici un exemple concret pour illustrer mon propos.

Imaginez, alors que vous avez rejoint le service informatique d’une entreprise depuis seulement trois semaines, vous faîtes une mauvaise manipulation et coupez l’ensemble du réseau, empêchant l’ensemble du personnel d’accéder à ses mails et à ses documents.

Vous vous précipitez dans le bureau de votre responsable, la boule au ventre et les jambes tremblantes afin de l’avertir de votre erreur et du tsunami d’appels qu’elle s’apprête à recevoir.

Celle-ci possède alors deux options :

  • Elle peut dire la vérité et préciser que l’erreur vient de vous
  • Ou, elle peut vous « couvrir » et prendre la responsabilité de la faute, sans mentionner votre nom

Je ne sais pas pour vous, mais si ma chef choisissait de me protéger dans cette situation elle marquerait beaucoup de « points ». Elle me montrerait que je compte à ses yeux et que je peux lui accorder ma confiance. Avec une simple action, elle gagnerait ma totale dévotion.

A votre service, Majesté…

Blâmer ou assumer, à vous de décider

De telles situations vont offriront toujours l’opportunité d’élever votre leadership. Mais cela vous demandera d’accepter la remontrance et de ne pas blâmer vous-même.

Parce que même si cela vous soulage sur le moment et vous donne l’impression de traiter le problème, réprimander le responsable aura trois conséquences négatives.

Les personnes qui reçoivent des blâmes deviennent :

  • Passives : Elles cessent de prendre des initiatives et adoptent une attitude robotique: « Je fais uniquement ce qu’on me demande ». Elles laissent le leader prendre toutes les décisions et se contentent de les exécuter.
  • Moins compétentes : Se tromper fait partie du processus d’apprentissage. Elles préfèrent cacher leurs erreurs et ne prendre aucun risque, et ne progressent pas.
  • Méfiantes et moins énergiques : Pour éviter d’être blâmées elles dépensent une énergie folle à se protéger et à accuser les autres.

Mieux vaut prendre la responsabilité de l’échec, même si ça fait mal.

L’entraîneur légendaire Bear Bryant en avait fait un de ses secrets de fabrique. Quand un journaliste l’interrogea sur ses secrets pour maintenir la cohésion de son équipe, il répondit: « Je dis seulement trois choses :

  • Quand une action se passe mal : C’est de ma faute.
  • Si une action se passe plutôt bien : Nous l’avons fait tous ensemble.
  • Lorsqu’une action se passe vraiment bien : C’est grâce à vous. »

Pas si compliqué non ?

Bear Bryant, en couverture de Time Magazine

Conclusion: un « truc » magique pour maintenir l’harmonie de votre équipe

Les bons leaders ont compris qu’être en charge revient à assumer la responsabilité des actions de son équipe. Ils savent que pour réussir ce n’est pas l’esprit « moi et mes collaborateurs » qui doit primer mais « nous ».

A ce titre, il préfère prendre la responsabilité des erreurs et des échecs de son équipe, même s’il n’en est pas responsable. Car il sait que son comportement face à une crise peut renforcer ou affaiblir l’harmonie de son équipe et la confiance que ses membres lui accordent.

La prochaine fois que vous ferez face à une telle situation, à vous de faire le bon choix, même si c’est douloureux !

Tel ce super-héros, focalisez-vous sur votre mission !

Vous voulez aller plus loin ?


Alors identifiez votre style de leadership avec ce petit quiz  !

Un mal méconnu qui freine votre leadership

Un mal méconnu qui freine votre leadership

Aujourd’hui je vais évoquer un fléau qui gâche des milliards de vie sur notre planète (non, il ne s’agit pas de Justin Bieber…).

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Et je crains que si vous lisez ces lignes, vous soyez vous aussi concerné…

Peut-être même sans en avoir conscience.

Dans cet article, je vais vous expliquer ce phénomène, ses conséquences négatives, et comment le vaincre.

Mais tout d’abord, je vais vous raconter la première fois que je l’ai rencontré. Une drôle d’expérience…

Rencontre avec un imposteur

Dès que j’ai franchi la porte de cette entreprise, je savais que ma vie allait changer.

Je passais du statut « d’étudiant » à celui de « professionnel ». Un nouveau monde s’ouvrait à moi, et je devais adapter ses codes pour le conquérir.

J’ai donc jeté mes baskets et mes jeans troués pour adopter le costume et les chaussures cirées, fait des efforts pour ne plus proférer de jurons, et appris l’étrange jargon professionnel que parlait ma nouvelle « tribu ».

« Aie l’air naturel »

Mais malgré tous ces efforts, quelque chose coinçait ; je ne me sentais pas à ma place.

La belle théorie que j’avais apprise à l’école ne me servait à rien. Je me noyais dans la complexité du secteur d’activité. Et je n’arrivais pas à comprendre comment l’entreprise fonctionnait et savoir qui servait à quoi.

Bref, la catastrophe.

Pour compenser, tel un acteur sur une scène de théâtre, je jouais un rôle. J’essayais de donner l’image d’une personne compétente, mais, au fond, je me sentais comme un charlatan.

 » Je n’ai aucune idée de ce que je fais »

Et je redoutais le moment où je serais démasqué. J’étais persuadé que tôt ou tard, quelqu’un découvrirait la supercherie, et que je finirais attaché à la machine à café, en offrande au dieu R’tété.

Bien évidemment, ce moment ne vint jamais.

J’ai continué à vivre dans la crainte pendant six mois. Puis, face aux compliments que je recevais et aux quelques succès auxquels j’ai contribué, j’ai dû me résigner : finalement, je n’étais peut être pas un imposteur.

J’ai appris par la suite que ce que j’avais vécu était un phénomène très commun.

Un monde rempli d’imposteurs

Vous trouvez peut-être que mon histoire présente d’étranges similarités avec un épisode de votre vie.

Ne soyez pas surpris. Le syndrome de l’imposteur existe vraiment, et il  toucherait 70% d’entre nous. 

Vous avez bien lu.

La majorité des personnes autour de vous connaissent ou ont connu :

  • le sentiment d’occuper une fonction pour lequel elles manquent de diplômes/compétences/expériences
  • la peur d’être démasqué
  • la fâcheuse tendance à attribuer leurs succès à la chance ou aux erreurs des autres

La plupart du temps, le syndrome de l’imposteur apparaît après une promotion ou un changement de carrière.

Le pire dans tout ça ?

Il ne possède aucun lien avec le talent ou la compétence réelle. Il n’est que pure invention de l’esprit.

En 1938, John Steinbeck, dans un moment de doute, confiait à son journal intime « Je ne suis pas un écrivain, j’ai trompé les autres et moi-même ».

Un an après, il remportait le prix Pullitzer pour son livre « les raisins de la colère ».

Mais il ne s’agit pas d’un cas isolé, voici d’autres célébrités atteintes de ce mal :

  • Albert Einstein
  • Sheryl Sandberg
  • Emma Watson
  • Robert Pattinson
  • Jennifer Lopez
  • Tom Hanks
  • Et même Lady Gaga !

Je ne sais pas pour vous, mais je ne trouve pas d’imposteur dans cette liste.

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« 38ème jour, ils n’ont toujours rien remarqué »

La peur d’être démasqué est extrêmement commune chez les gens talentueux, elle est la première peur des dirigeants d’entreprises.

Et, comme nous allons le voir, elle est totalement infondée.

L’illusion de l’incompétence

Le problème avec le monde, c’est que les gens intelligents sont pleins de doutes tandis que les plus stupides sont pleins de confiance…

Bertrand Russel

Les « faux-imposteurs » possèdent deux caractéristiques typiques:

  • Ils désirent faire du bon travail
  • Ils se remettent en question

Comme Socrate, qui affirmait ne rien savoir alors qu’il était l’un des plus grands sachant d’Athènes, ils sont conscients de leur limites. Et pour compenser ces « manques » ils travaillent, parfois plus que de raison.

Mais en réalité, ils sous-estiment leurs compétences. Plusieurs études ont illustré ce phénomène, dont une parue dans la Harvard Business Review qui portait sur le leadership.

Sa conclusion ? Les bons leaders se croient moins bons qu’ils ne le sont réellement.

Crédit: HBR.org

Autrement dit, si vous pensez être un imposteur, vous n’en êtes probablement pas un. 

Car les vrais imposteurs sont trop incompétents pour savoir qu’ils sont incompétents. Ils sont victime d’un autre syndrome, celui de Dunning-Krugger.

Donc, mieux vaut penser qu’on est un imposteur qu’en être un réellement. Mais est-ce si positif que ça ?

Pas vraiment… Car même s’il est le « moins pire » des deux, le syndrome de l’imposteur ralentit notre carrière et freine notre leadership.

Pourquoi le syndrome de l’imposteur est néfaste pour votre carrière et votre leadership

Nous l’avons vu, beaucoup de « faux-imposteurs » accomplissent des prouesses.

Donc, oui, vous pouvez réussir en dépit du syndrome de l’imposteur.

Vous pouvez aussi terminer un marathon avec les poignets attachés dans le dos, ou avec des orties dans le slip, pour autant, en auriez-vous envie ?

Vous finiriez certes la course, mais vous n’iriez pas aussi vite que vous auriez pu et vous n’y prendriez aucun plaisir.

De la même façon, travailler avec le syndrome de l’imposteur vous empêchera d’exploiter pleinement votre potentiel et rendra votre vie désagréable.

Car tant que vous ne vous débarrasserez pas de lui vous continuerez à :

  • Craindre d’affirmer et défendre vos idées
  • Fuir certaines conversations importantes, de peur de passer pour un incompétent
  • Eviter de demander plus de responsabilités
  • Refuser des challenges pour lesquels vous êtes qualifiés
  • Vous dévaloriser
  • Prendre vos collègues pour des hypocrites quand ils vous complimentent
  • Stresser et travailler plus que de raison (pour éviter d’être démasqué), au risque de finir en burn-out

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Vous pensez que ces comportements apportent des bénéfices à votre carrière ?

Et qu’en est-il de votre leadership ?

Croiriez-vous en quelqu’un qui ne croit pas en lui ? Qui craint de s’affirmer ? Qui refuse de prendre des risques et de se battre ?

Je ne sais pas pour vous, mais si j’injectais toute mon énergie physique et intellectuelle dans un projet, j’attendrais de la personne en charge qu’elle respecte mes efforts et qu’elle donne son maximum pour mener à bien notre projet.

A quoi bon travailler pour une personne qui va se coucher à la première difficulté ?

Bref, mieux vaut se débarrasser de cet indésirable.

Comment se débarrasser du syndrome de l’imposteur ?

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Sa meilleure place, c’est dehors

Pour éliminer ce fléau de votre vie, je vous propose un plan d’attaque en six étapes:

  1. Oubliez le perfectionnisme. Vous n’avez pas besoin d’être parfait pour être bon dans votre travail. Et même si vous faîtes des erreurs, voyez-les comme une opportunité d’apprendre et une nécessité au succès.
  2. Prenez un bain de réalité. Remettez en question vos pensées négatives en cherchant des preuves que vous êtes compétent.
  3. Rappelez-vous que tout le monde a des doutes. Même Tom Hanks. Avoir des doutes ne signifie pas manquer de talent.
  4. Acceptez vos succès. Remarquez combien votre travail acharné, vos qualités et compétences y ont contribué. Ne les dévaluez pas,  ne les attribuez pas à la chance ou à quelqu’un d’autre.
  5. Ne vous comparez pas aux autres. Le problème des comparaisons est qu’elle se focalisent sur les manques. Concentrez-vous plutôt à donner le meilleur de vous-même.
  6. Acceptez les compliments. Dans la majorité des cas, quand les gens vous complimentent, ils pensent vraiment ce qu’ils disent (sauf quand c’est votre maman).

Si vous suivez ces actions, le syndrome de l’imposteur ne sera plus pour vous qu’un mauvais souvenir.

Conclusion :

La majorité des personnes connaît ou a connu un épisode de syndrome de l’imposteur. Il se caractérise par le fait de penser que l’on manque de compétences pour accomplir notre travail, et que l’on se fera tôt ou tard démasquer.

Même si on peut réussir en dépit de ce syndrome, il vaut mieux s’en débarrasser car il nous rend moins efficace dans notre carrière et affaiblit notre leadership.

Pour s’en libérer, il faut respecter six étapes:

  • Oublier le perfectionnisme
  • Prendre un bain de réalité
  • Se rappeler que tout le monde a des doutes
  • Accepter ses succès
  • Ne pas se comparer aux autres
  • Accepter les compliments

Je souhaiterais terminer par une magnifique citation.

Notre peur la plus profonde
n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,

Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.

C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question…
Qui suis-je, moi, pour être brillant,
radieux, talentueux et merveilleux ?

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?

Marianne Williamson

Libérez-vous de ce syndrome idiot et rayonnez ! Vous le méritez bien.

A votre tour de rayonner !

Vous voulez aller plus loin ?


Alors identifiez votre style de leadership avec ce petit quiz  !

 

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