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Devenir un leader chef de file ? Fausse bonne idée !

Temps de lecture : 6 minutes

« Mon travail n’est pas d’être doux avec les gens. Mon travail consiste à prendre ces gens formidables et à les pousser pour qu’ils deviennent de meilleures personnes. »

Avec ces mots, le grand Steve Jobs expliqua un des grands piliers sur lesquels il basait son leadership.

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Travailler avec Jobs n’était pas une partie de plaisir.

Bien qu’il ait arrêté ses études supérieures au bout de six mois, l’homme possédait du génie et beaucoup d’instinct.  Malheureusement, il avait des difficultés à mettre des mots sur ses idées. Il fixait la barre très haut, mais n’exprimait pas clairement ses attentes.

Aussi, il devenait frustré quand les choses n’allaient pas dans le sens de sa vision.

Au début de sa carrière, il manquait de patience et préférait renvoyer ses salariés non performants plutôt que de les aider à s’améliorer.

Il tenait à ce que tout soit fait à sa façon, et contrôlait méticuleusement la réalisation des tâches. Quand son « cahier des charges » n’était pas respecté, il s’énervait !

Malgré ces défauts, le jeune homme avait du génie et suscitait l’admiration de ses salariés. Il a amené Apple au succès. Mais cette attitude a aussi poussé beaucoup de bon éléments à le quitter, et l’a finalement fait renvoyé de l’entreprise qu’il avait fondé.

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Après une longue traversée du désert, et une profonde remise en question, il retrouve le chemin de la réussite et fait son retour chez Apple quelques années après son licenciement.

L’homme a changé, mais pas radicalement. Il a travaillé sa patience, sa bienveillance, et appris à canaliser son besoin de contrôle

Pour autant, il a gardé le même niveau d’exigence de ses collaborateurs, qu’il continue à surcharger de travail.

Pour être sur qu’il ne recrute que des gens motivés, il critique vivement les candidats pendant les entretiens d’embauche et observe leur réaction. Il ne veut pas de « touriste » dans son bateau, seulement des gens prêt à accepter ses règles et son fonctionnement.

Ce style de management très exigeant, allié à son génie et à sa recherche continue de la perfection lui permet de faire d’Apple l’entreprise la plus riche du monde.

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Face à ces résultats indiscutables, difficile de remettre en question le leadership de Jobs.

Pourtant, vous seriez bien mal avisé d’essayer de l’imiter.

Il était ce que l’on appelle un leader « chef de file ».

Ce type de leader dirige par l’exemple. Il place la barre extrêmement haut et se montre très efficace. Il veut toujours aller plus vite et faire mieux.

Seul problème ? Il demande aux autres d’être aussi impliqué et performant que lui… Ce qui peut vite s’avérer problématique. Dans le cas de Jobs, nous verrons à la fin de l’article le secret qui lui a permis de faire fonctionner ce style.

Suivez moi, bande de tortues d’eau douce

Mais étudions d’abord en détails les problèmes de ce type de leadership.

Le problème du leadership chef de file

C’est vrai, qu’à première vue, on pourrait penser que ce type de leadership apporte des résultats positifs.

Mais en fait, d’après le chercheur en sciences sociales Daniel Goleman, c’est le contraire qui se produit.

Ça peut paraître incompréhensible.

Après tout, un leader n’est-il pas censé montrer l’exemple ?

Si ! Mais pas comme ça !

Parce que ce genre de personnalités ont le fort pour faire du travail une expérience désagréable.

D’une part, leur insatisfaction permanente épuise. Ne vous y trompez pas, tout le monde aime faire du bon travail, mais peu cherchent à faire en permanence du travail parfait.

Rien de plus fatiguant qu’un chef qui ne nous dit jamais « c’est du bon travail » mais toujours « tu peux encore mieux faire ».

Ce chef m’épuise…

Surtout que la plupart du temps, ces leaders pensent donner des consignes claires et précises de ce qu’ils attendent, alors que c’est loin d’être le cas. Et cela peut frustrer le collaborateur qui aura l’impression de devoir rentrer dans la tête du leader pour savoir ce que celui-ci attend vraiment de lui.

Le travail ne revient donc plus à suivre au mieux les consignes données, mais à deviner ce que le leader pense.

Pénible n’est-ce pas ?

D’autant plus pénible qu’un leader chef de file possède peu de flexibilité.

Cet homme n’est pas un leader chef de file…

Pour lui, il n’y a qu’une seule bonne façon de faire les choses. Il n’apprécie donc pas trop les prises d’initiatives, et laisse peu d’autonomie, car il n’a pas trop confiance.

Le leader attend un résultat si précis qu’il peut avoir tendance à faire le travail à la place de son collaborateur, ou à le micromanager.

Au final, sans responsabilité, sans liberté, quel plaisir reste-il à travailler ?

Et le leader chef de file n’aime pas partager le pouvoir. Il se perçoit comme le plus compétent et prend toutes les décisions. Il se voit comme une référence et n’écoute pas les avis divergents.

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Le roi, c’est moi !

Après tout on peut le comprendre, c’est vrai qu’il est très qualifié, mais cette attitude le déconnecte de son équipe et le fait passer pour un monstre de froideur.

Finalement, il se perçoit plus comme la tête pensante, qui assemble toutes les pièces du puzzle, et ses collaborateurs comme les bras, les exécutants, qui réalisent sa vision, sans avoir besoin du contexte.

Donc résumons, peu de responsabilités, peu de liberté, peu de sens au travail donné… Vous comprenez maintenant pourquoi ce type de leader peut repousser ?

Heureusement, ce style peut fonctionner dans certaines situations.

Quand et comment utiliser ce style ?

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que le leadership est un processus relatif, pas absolu. Un style de leadership qui fonctionne avec une bande de jeunes diplômés peut être catastrophique avec une bande de vieux briscards expérimentés.

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On ne leade pas un groupe de jeunes inexpérimentés comme une bande de vieux briscards !

Et donc un leadership chef de file peut fonctionner, à condition que le leader ait les collaborateurs pour.

Si il arrive à s’entourer de personnes qui partagent son goût de la performance et de la perfection, et qui possèdent un grand niveau de motivation et de compétence, ce style peut être très efficace.

C’est ce qui explique le succès de Jobs.

Ses succès commerciaux, sa vision géniale ont fait de lui une légende. Les meilleurs ingénieurs du monde se bousculaient donc pour travailler pour Apple. Il avait alors accès à un réservoir de talents si vaste qu’il pouvait sélectionner les personnalités pouvant accepter ses conditions.

Mais est-ce votre cas ?

Dans le monde normal, nous n’avons pas forcément le luxe de choisir nos collaborateurs, ou de recruter qui bon nous semble, faute de candidatures ou de budget…

Et si vous vous la jouez Steve Jobs, vous allez rapidement déchanter.

C’est bien une révolution que vous créerez, mais pas technologique…

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Published inComprendre le leadership

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