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Leadership autoritaire: le comprendre pour mieux l’éviter

Temps de lecture : 5 minutes

Nous faisons face à un véritable fléau.

Un fléau qui dure depuis bien longtemps, mais qui ne montre aucun signe d’amélioration.

L’année dernière, à cause de ce satané réchauffement climatique, plusieurs espèces ont disparu de la surface de notre planète.

Mais malheureusement, pas celle-là.

Celle-là, elle s’éteindra probablement en dernier, ou bien elle se partagera ce qui reste de notre monde avec les cafards.

Vous avez deviné de qui je parle ?

Des leaders autoritaires (aussi appelés « petit chefs »).

On en a tous croisé un spécimen dans notre vie, certains en gardent des marques indélébiles.

Dans cet article, je vous propose une étude approfondie de ces leaders autoritaires. Nous allons voir comment les identifier, pourquoi leur style fonctionne aussi mal avec leurs équipes, et le seul cas dans lequel ils peuvent tirer leur épingle du jeu.

Leader autoritaire : Savoir les identifier

Quand on est amateur de nature, on sait que le meilleur moment pour observer les animaux est au petit matin, à la levée du jour.

Mais même avec la meilleure volonté du monde, parfois on ne voit rien.

Rassurez-vous, le leader autoritaire est beaucoup plus facile à trouver.

On peut souvent l’apercevoir dans les couloirs, paradant comme un Dark Vador.

Leadership autoritaire
Jean-Arthur, responsable de la Compta

Se pensant au sommet de la chaîne alimentaire, il adore sentir la peur des autres quand il s’adresse à eux.

Sa devise ? Faîtes ce que je vous dis, ou ça ira mal.

On peut l’entendre parfois prononcer sa citation préférée « Il vaut mieux être craint plutôt qu’aimé », n’allez pas pour autant penser qu’il ait lu Le Prince de Machiavel, livre dont provient la citation.

Le management participatif ? La bienveillance ? L’empathie ?

Pas son truc.

Tout comme la politesse, quand il parle, il est plus sec qu’un vieux Bretzel.

Leader autoritaire
Au boulot feignants !

Ce qu’il aime avant tout, c’est avoir le contrôle, sentir que c’est lui qui décide.

La plupart du temps, il aboie des ordres :

« Faîtes-moi un rapport sur le sujet ».

« Préparez-moi ce dossier pour demain, pour que je puisse avoir de la visibilité dessus »

« Vous le rappelez et vous lui faîtes une contre-proposition, c’est clair ? »

D’ailleurs, il pense être la seule personne compétente de son service, voire de son entreprise.

Conséquence ? Il micromanage.

C’est le genre de personne qui expliquerait à un lion comment rugir.

Ça ne l’intéresse pas de savoir que vous faîtes bien votre travail, ce qui l’intéresse c’est que vous suiviez ses consignes.

A la lettre.

Le leader autoritaire aime les pantins

Et quand il les exprime mal, vous êtes prié de bien vouloir lire dans ses pensées ce qu’il voulait vraiment dire.

Autre chose, si par le plus grand des hasards votre approche venait à être plus intelligente que la sienne, OUBLIEZ-LA.

Car la règle n°1 est que le petit chef a toujours raison.

Quant aux remerciements, aux compliments, aux récompenses ? Il n’en fait pas, cela lui donnerait l’air faible.

Vous vous en doutez, le leadership autoritaire a un impact très mauvais sur le climat de son service. Mais rentrons dans les détails pour expliquer pourquoi.

Leadership autoritaire : Pourquoi il fonctionne si mal ?

Quand j’étais étudiant, j’ai fait quelques petits jobs d’été pour financer ma consommation de bière mes livres scolaires.

Et je me souviens d’un épisode regrettable, où un de mes collègues avait giflé notre horrible responsable.

Non pas que je sois d’accord avec cette approche…radicale (la violence n’étant jamais une solution), mais c’est le type de réaction que peut susciter un leadership autoritaire.

Pourquoi ? Parce que le leader autoritaire a la capacité de faire du travail un enfer.

Leader autoritaire
 Jean-Arthur, et ses équipes

Premièrement, il manque de respect à ses collaborateurs, tant par son manque de politesse que par son ton condescendant.

SI vous n’avez jamais eu la chance de côtoyer un individu de la sorte, croyez-moi c’est très usant.

Il vous rappelle en permanence qu’il vous considère inférieur.

Mais ce n’est pas qu’une histoire de forme, il y a aussi le fond.

Quand on retire à quelqu’un tout pouvoir décisionnel, qu’on lui ôte toute liberté de décision, celui-ci ne peut que se sentir frustré.

Une partie plaisante du travail revient à pouvoir faire les choses au moins un peu comme on veut, de mettre sa « patte », d’être autonome…

Ici, le petit chef infantilise ses collaborateurs, et retire tout plaisir à la tâche.

Il déresponsabilise tout le monde.

Ce n’est plus le projet du service ou de l’entreprise, c’est celui du chef.

Autant vous dire que cela se ressent sur le moral des troupes, une certaine léthargie s’installe.

Dans ce contexte, où on regarde d’un mauvais œil les prises d’initiatives et les avis divergents chacun n’a qu’une idée en tête : fuir le plus loin possible.

Mais pour beaucoup, ce n’est pas possible.

Ils adoptent donc des techniques de résistance passives, en obéissant mais jamais totalement.

Subtile résistance !

Ils « oublient » de faire des choses, ou les font volontairement mal, se font porter pâle les jours importants, nuisent au chef à leur petit niveau.

Et tous ces comportements renforcent la conviction du petit chef, disant qu’il ne peut faire confiance à personne.

Vous l’aurez compris, ce style de leadership ne mène pas loin. Il a d’ailleurs été identifié comme le style avec le plus gros impact négatif sur le climat d’une équipe dans une célèbre étude sur le sujet.

Cela dit, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Un leadership autoritaire peut fonctionner dans un cas bien précis.

Le leader autoritaire à la rescousse

Quand il y a le feu, il y a le feu.

Certaines situations sont d’une urgence absolue.

Elles demandent d’agir vite et efficacement.

La précarité de la situation fait qu’on accepte certains comportements qu’on ne tolérerait pas dans une autre situation.

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Imaginez un pompier qui dise à son chef « je ne vais pas sauver l’enfant dans l’immeuble en feu, tu n’avais qu’à dire s’il te plaît ! ».

Ce serait grotesque n’est-ce pas ?

Donc, dans ces situations où il faut agir vite, pour garantir la survie d’un projet ou d’une entreprise, le leader autoritaire compétent peut sauver la situation.

A votre niveau, cela signifie que vous pouvez de temps en temps être autoritaire quand les conditions l’exigent, personne ne vous en voudra.

Mais jamais au-delà.

Sinon, vous aurez des petits problèmes…

Adoptez plutôt un leadership visionnaire, bienveillant, participatif ou coach. Vous verrez ça vous changera la vie !

leader autoritaire
Si vous êtes un petit chef, ça ira mal !

Vous voulez aller plus loin ?


Alors identifiez votre style de leadership avec ce petit quiz  !

Published inDévelopper son style
  • Merci beaucoup . Une belle illustration du  » chef autoritaire « qui peut être rencontré dans le cadre du travail. MAIS son cas est vécu dans plusieurs autres situations : en famille , en classe, dans la vie associative , politique…

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