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3 questions pour une meilleure intelligence émotionnelle

Temps de lecture : 2 minutes

J’entrais dans cette salle à manger fier comme un petit coq.

Mais ça n’allait pas durer…

J’avais passé une heure à préparer un plat pour mes invités, dont j’étais très satisfait.

Mais, après une première bouchée, l’un d’eux commenta : « Ah oui, le plat surgelé que j’achète à Leclerc a exactement le même goût ».

J’ai souri, et je n’ai rien dit.

Mais au fond de moi, j’ai éclaté en sanglots comme un enfant de trois ans.

Mon ami avait toujours été comme ça, « brut », et je me dis que je devais être bienveillant et lui pardonner.

J’ai donc décidé de crever seulement trois des quatre pneus de sa voiture, juste avant le dessert.

Trêve de plaisanteries.

S’il avait été plus fin, mon ami aurait pu se demander « Est-ce que cela a vraiment besoin d’être dit ? ».

C’est la première question à se poser quand on veut être plus intelligent émotionnellement parlant.

Parce qu’à part me démoraliser, ce commentaire n’apportait pas grand-chose.

La deuxième question à se poser est « Est-ce que cela a vraiment besoin d’être dit par moi ? »

Admettons que je sois en école de cuisine, et que je présente un plat similaire.

Je peux accepter une remarque sur la qualité de mon plat si elle provient d’un professeur, mais pas d’un camarade.

Question d’autorité et de légitimité.

Car la personne qui délivre le message a de l’importance.

Par exemple, si un de vos collaborateurs se fait traiter de tête d’escargot par un collègue, il vous sera plus avisé de faire part de l’agression au manager de l’agresseur et de lui demander de régler le problème, plutôt que d’aller faire justice par vous-même.

La dernière question à se poser est : « Est-ce que cela a vraiment besoin d’être dit par moi, maintenant ? »

Admettons que j’ai récemment perdu mon ami de toujours, mon fidèle furet René, et que j’ai pleuré toute la journée.

Ce ne sera probablement pas le meilleur jour pour mon professeur de cuisine de venir m’informer que mon plat a autant de saveur qu’une flaque de vase…

Question de timing.

Si on suit ce raisonnement, si vous voulez demander un jour de congé non prévu, attendez que votre chef soit de bonne humeur, ça augmentera vos chances de succès.

Ces trois phrases vous aideront à faire preuve de plus d’intelligence émotionnelle dans votre communication.

Quant à moi, j’essaye d’oublier cette sinistre soirée.

Entre mon plat critiqué, et les pneus de mon ami crevés sans que l’on ne retrouve jamais l’odieux coupable, mieux vaut aller de l’avant !

Vous voulez aller plus loin ?


Alors identifiez votre style de leadership avec ce petit quiz  !

Published inCommuniquer efficacement
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