Réussir un changement en entreprise ? Surveillez le vent !

Réussir un changement en entreprise ? Surveillez le vent !

Saviez-vous que 75% des transformations opérées au sein des entreprises échouent à susciter une amélioration de leurs performances par rapport à la concurrence, que ce soit à court terme, ou à long terme ? 

Ce n’est pas nouveau, réussir à porter efficacement un changement est une tâche ardue.

Et voici une des raisons qui expliquent pourquoi le succès est aussi rare dans ce domaine.

Demandez à des dirigeants de parler du dernier changement qu’ils ont opéré.

Ils vous parleront de règles, de procédures, d’organisation, de technologie, voire de compétences.

Mais très rarement ils vous parleront de convictions, et de mise en pratique de ces convictions, alors que celles-ci sont essentielles.

Prenons par exemple le cas du bien-être au travail.

Il ne suffit pas d’installer une salle de repos et de faire un communiqué pour que les salariés se décident à l’utiliser et piquer un somme après une matinée chargée.

Surtout ceux qui ne « pointent » pas.

Pourquoi ?

Parce que la croyance que « dormir = être paresseux » peut subsister si celle-ci n’a pas été activement combattue.

On peut le dire autant qu’on veut, tant qu’on n’aura pas vu des personnes « importantes » de l’entreprise l’utiliser, son usage restera réservé aux anticonformistes courageux.

Le changement ne prendra pas si les esprits ne changent pas.

Même raisonnement pour un directeur désireux d’adopter une structure managériale moins autoritaire, mais qui, inconsciemment, ne changerait que très peu sa façon de procéder et continuerait à demander autant de comptes qu’avant car il pense en avoir besoin pour bien travailler.

La forme change, le fond reste le même.

Ou un rapprochement de deux services, ou l’ancienne rivalité continuerait de subsister, chacun continuant à penser que son métier est plus important que celui de l’autre.

Pour qu’un changement soit réussi il doit être adopté tant dans les esprits que dans les actions, surtout par les personnes les plus hautes de la hiérarchie.

Le problème est qu’on ne s’aperçoit pas nécessairement des dissonances que l’on possède, tous ces obstacles à la transformation, et qu’on sous-estime la remise en question nécessaire.

Cette problématique n’est pas nouvelle, déja Victor Hugo l’évoquait dans ses Misérables :

Hélas, l’œuvre a été incomplète, j’en conviens ; nous avons démoli l’ancien régime dans les faits, nous n’avons pu entièrement le supprimer dans les idées. Détruire les abus, cela ne suffit pas ; il faut modifier les mœurs. Le moulin n’y est plus, le vent y est encore.

Donc pour le prochain changement que vous porterez, demandez-vous avant tout si (et comment) l’ancien vent continue de souffler en vous !

Vous voulez aller plus loin ?


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