« Fitness leadership » : sa plus grosse leçon

« Fitness leadership » : sa plus grosse leçon

Parfois, la réalité dépasse la fiction.

Je n’aurais jamais cru qu’une telle entreprise puisse exister, et encore moins prospérer.

Et pourtant…

En 2014, lorsqu’Henrik Bunge prend les rennes de la compagnie d’habillement suédoise Bjorn Borg (comme le joueur de de Tennis), il est décidé à appliquer une approche très particulière pour créer du renouveau.

Il veut une culture d’entreprise reproduisant au maximum les codes du sport, il créé ainsi ce que le professeur d’université Carl Cederström appelle le « fitness leadership ».

Bunge adopte un angle pour le moins original.

Pour que l’entreprise améliore son « tonus » économique, ses salariés doivent développer leur tonus physique.

Il change donc son titre de « Directeur » en « Entraîneur en chef ».

Chez Bjorn Borg, soit vous transpirez, soit vous partez.

Tous les vendredis matin, entre onze heures et midi, chaque salarié a l’obligation de participer à « l’heure de fitness ».

Vous aurez par exemple l’occasion d’échanger directs et crochets avec votre collègue préféré lors d’un cours de kickboxing endiablé.

Tout un programme !

Ce n’est pas tout.

Deux fois par an, vous devrez également passer un test de fitness pour montrer au monde combien vos efforts ont payé.

Mais cela va plus loin que ça.

Il n’est pas rare qu’un matin maussade soit subitement égayé par une compétition de pompes, ou une partie déchainée de ping pong.

Le sport est vraiment au cœur de l’ADN de cette entreprise. Celle-ci se veut incarner au maximum la philosophie de l’esprit sain dans un corps sain et du dépassement de soi.

Autant vous dire que l’arrivée de « l’entraîneur en chef » n’a pas fait que des heureux. L’année de sa nomination, 25% des salariés ont quitté l’entreprise.

Mais pourtant, depuis, celle-ci se porte mieux que jamais

Cette culture d’entreprise peut sembler extrême, mais c’est justement la force de Bjorn Borg.

Le leadership est avant tout une question de collaboration humaine.

On veut souvent nous faire croire qu’il n’y a qu’une façon de bien mener un groupe. Alors que les possibilités sont infinies.

Tout est question d’alchimie entre l’approche utilisée et le groupe dirigé.

Le fitness leadership se révèle très élitiste, et ne doit pas en faire rêver beaucoup.

Mais le peu de personnes qu’il séduit donnent tout pour leur entreprise.

Cette approche développe un extraordinaire sentiment d’appartenance à ce groupe soudé autour de valeurs fortes.

Si vous êtes dans l’entreprise, vous faîtes partie de « l’équipe ».

Et vous vous dépassez bien plus pour elle que vous ne le feriez pour une compagnie à la culture tiédasse.

Donc, la première étape pour construire une équipe performante basée sur une culture forte pourrait être de se demander lors des recrutements non pas « puis je amener cette personne où je souhaite ? » mais « cette personne possède-t-elle la personnalité adéquate à la culture que je cherche à créer ? ».

Car, même avec les meilleures intentions du monde, on ne peut pas transformer une personne allergique au sport en accroc du fitness (cela doit venir d’elle).

Vous voulez aller plus loin ?


Alors identifiez votre style de leadership avec ce petit quiz  !

3 façons réalistes de gérer un collègue trop toxique

3 façons réalistes de gérer un collègue trop toxique

Quelque soit l’endroit où nous travaillions, il est rare de ne pas avoir à côtoyer des collègues aussi toxiques que Tchernobyl.

Ces personnes qui critiquent dans le dos des autres, font des coups en douce, jouent le jeu des ragots, répandent des rumeurs, rabaissent les autres, s’engagent à agir mais ne font rien, retiennent des informations, et la jouent beaucoup trop perso de façon générale.

Encore, quand on ne fait que les croiser, ça peut aller, mais quand on doit travailler avec elles, obtenir des bons résultats devient subitement beaucoup plus délicat !

Des recherches ont montré que la qualité du travail d’une équipe dépend de la somme de ses bonnes relations.

Aussi, une seule pomme gâtée suffit à contaminer tout le panier.

Malheureusement, à la différence d’un « vrai » panier de pommes, on ne peut pas prendre la pomme pourrie et la jeter sans regrets au fond de la poubelle.

Quand on dirige une équipe, ou un projet, avec une personne toxique, on ne doit pas tolérer des comportements corrosifs de la part de ces individus.

Si on veut maximiser les chances de succès, il faut leur faire comprendre, subtilement, qu’en aucun cas on n’acceptera des comportements néfastes à la réussite.

Mais que faire quand on n’a aucune autorité sur une telle personne ?

Empoisonner son café ? Piéger sa chaise ? L’enfermer dans les toilettes ?

Parfois on aurait envie n’est-ce pas ?

Essayons d’être un peu plus constructif et bienveillant.

La première chose à faire est d’avoir une conversation candide et honnête avec elle.

Certaines personnes n’ont pas conscience de leurs comportements et des conséquences négatives sur les autres.

En leur expliquant gentiment ce qui vous dérange, peut être pourrez-vous créer un changement.

Si si, je vous assure, je l’ai déjà fait et je vous promets que ça a marché.

Vous pouvez aussi essayer d’aller voir le responsable de l’équipe, ou du projet, lui faire part des comportements nuisibles au sein du groupe (sans nommer la personne), et lui demander d’organiser une réunion pour avoir ici aussi une conversation honnête et candide.

Ici l’objectif ne doit pas être de « se payer la tête » de la personne toxique, mais simplement de réinstaurer une bonne dynamique.

Mais, ne soyons pas naïfs non plus, dans beaucoup de cas, cela ne fonctionnera pas.

Que faire alors ?

J’aimerais vous donner une solution miracle (hormis la défenestration, que je ne recommande pas).

Mais la seule chose que je puisse vous conseiller, c’est de vous protéger.

De ne pas rentrer dans son jeu, de montrer l’exemple, et de faire contre mauvaise fortune bon cœur avec les autres.

Prenez du recul, si vous laissez cette personne trop vous affecter, elle aura gagné.

La vie est trop courte pour donner trop d’importance à ce type d’individus.

Vous valez bien mieux que ça ! (et si vous choisissez de la défenestrer évitez le rez de chaussée)

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Persuasion : le secret d’un négociateur du FBI

Persuasion : le secret d’un négociateur du FBI

Il n’y a pas de doute, certaines professions sont bien plus stressantes que d’autres.

Quand on est militaire, pêcheur en haute mer, ou dresseur de tigres, on vit probablement un peu plus d’émotions fortes que quand on est comptable…

Mais le pire est peut-être de travailler comme négociateur pour la police.

Car on ne met pas sa propre vie en jeu, mais on essaye de sauver celle des autres.

Une seule erreur peut devenir une mort sur la conscience.

Négocier avec un forcené pour qu’il libère trois otages est donc autrement plus stressant que négocier le prix du kilo de truffes au marché.

Pour faire en sorte que les choses se passent du mieux possible, le négociateur du FBI Chris Voss avait un secret.

Un secret tout bête.

Que vous avez probablement déjà entendu des dizaines de fois.

Mais un secret que vous pouvez encore mieux appliquer afin de rendre vos négociations avec vos collègues, supérieurs, ou maraîchers têtus, plus fructueuses.

Selon Voss, on pourrait penser que le succès d’une négociation dépend de calculs froids et de subtiles manipulations, alors qu’il réside beaucoup plus dans l’intelligence émotionnelle employée.

La plupart des gens pensent que pour persuader quelqu’un de faire quelque chose, il faut le convaincre avec des arguments puissants.

Mais pour Voss, il s’agit avant tout de montrer à cette personne qu’on l’écoute et qu’on la prend en considération.

Car quand quelqu’un sent qu’on l’écoute il fait lui-même preuve de davantage d’écoute et se montre plus ouvert à changer d’avis.

Autrement dit, en fonction de votre qualité d’écoute, les mêmes arguments convaincront une personne ou pas !

La beauté de l’empathie est qu’elle ne demande pas d’être d’accord avec les idées de l’autre, simplement de les comprendre.

D’ailleurs pendant son emprisonnement, Nelson Mandela a passé un temps considérable à se renseigner sur les Afrikaners. Il voulait comprendre leur perspective du mieux possible afin de pouvoir négocier efficacement.

Evidemment, il ne cautionnait pas l’apartheid, mais il savait que l’atteinte de ses objectifs nécessitait cette capacité à vraiment comprendre ses adversaires.

A partir du moment où l’autre sent qu’on a vraiment écouté ce qu’il nous a dit, qu’on donne du crédit à son avis, qu’on le respecte, on peut vraiment entamer une discussion constructive avec lui.

Autant vous dire que si ce principe s’applique sur un preneur d’otage surexcité, il s’applique sur n’importe qui (sauf peut-être sur les ados mal réveillés…)

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Pour vous épanouir, trouvez le bon milieu !

Pour vous épanouir, trouvez le bon milieu !

La semaine dernière, lors d’une douce promenade, une réflexion a suscité mon attention.

Alors que je croisais un imposant saule pleureur je n’ai pas pu m’empêcher de me demander à quoi il ressemblerait si on l’avait planté au milieu de la forêt amazonienne.

Probablement à rien de bien glorieux.

Pourquoi ?

Tout simplement, parce que ce milieu ne lui conviendrait pas.

Et vous, vous ressemblez beaucoup plus à ce saule pleureur que vous ne le pensez.

Car, vous possédez une immense richesse en vous, qui dans, les bonnes conditions, peut faire de vous un très bel arbre.

Mais, un mauvais environnement peut aussi l’empêcher de s’exprimer et faire de vous un arbuste malade et tout rabougri.

On y pense rarement, mais la première condition pour qu’un leader s’épanouisse et apporte de la valeur à ce monde est qu’il choisisse le bon « milieu », c’est-à-dire le bon emploi dans la bonne industrie.

Certaines personnes ont la chance de découvrir leur place idéale dans ce monde dès le plus jeune âge.

D’autres non.

Mais ce n’est pas une fatalité.

Car, à la différence d’un saule pleureur, on peut toujours prendre ses racines et aller essayer de nouveaux milieux.

Il y a un certain mythe de la passion qui voudrait que celle-ci naisse dès l’enfance et apparaisse comme une évidence.

Quelle idiotie.

Parceque beaucoup de personnes trouvent la leur sur le tard.

Elle était toujours présente, mais ils ne l’avaient jamais découverte.

Regardez l’artiste peinte Anna Mary Robertson Moses, connue sous le nom de Grandma Moses. Jusqu’à 78 ans elle n’avait jamais touché un pinceau.

Puis, en l’espace de deux ans elle est passée de la pauvreté à la prospérité en vendant ses tableaux.

Donc, si votre milieu actuel ne vous satisfait pas, rien ne vous empêche d’aller planter vos racines ailleurs.

Si vous êtes un arbre un peu chétif, ne vous accablez pas. Avec la bonne lumière et le bon terreau votre cime pourra atteindre des sommets.

Mais cela vous demandera de partir à la découverte de vous-même.

De trouver le milieu qui vous convient le mieux.

Souvent, en expérimentant.

Dans ce monde, il existe forcément un domaine que vous aimerez et dans lequel vous aurez du talent.

Mais pour le trouver, encore faut-il le chercher, non ?
Et si quelqu’un ose vous dire le contraire, n’hésitez pas, attaquez-le… « Séquoia le problème ? Mélèze-moi tranquille, je ne voudrais pas Tulipier dans ma vie ! » (désolé…)

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La meilleure approche pour socialiser avec un mur ?

La meilleure approche pour socialiser avec un mur ?

Cette manager en avait assez, ça ne pouvait plus durer !

Dans son service, c’était la crise.

Chaque membre de son équipe avait une idée précise de comment le travail devait être réalisé.

Ils passaient leur temps à se chamailler, et n’hésitaient pas à remettre en question son autorité.

Autant vous dire qu’en plus de la tension constante régnant au sein du service, les résultats n’étaient pas au rendez-vous.

Malgré leur mauvaise entente, les membres de l’équipe n’avaient aucune envie d’améliorer leurs relations.

Les techniques “classiques”, comme les réunir autour d’une pizza, d’un couscous, ou d’un homard n’avaient servi à rien.

La manager, perdue, fit donc appel à une consultante pour l’aider à améliorer la situation.

Pour créer des liens au sein de l’équipe, celle-ci adopta une stratégie avisée : les attacher par les chevilles, les yeux bandés, puis les larguer au beau milieu d’un bois.

Non je plaisante !

Elle organisa une réunion.

L’équipe rassemblée, elle demanda à ses membres de partager des expériences de succès, mais aussi de difficultés rencontrées dans leur travail. Ce qui leur permit de découvrir que, finalement, ils n’étaient pas si différents !

Ces premiers échanges allégèrent l’atmosphère, la consultante passa alors à la deuxième phase de son plan : poser une question plus personnelle.

 « Qui ici est l’ainé de sa famille ? »

TOUS les membres de l’équipe levèrent la main…et éclatèrent de rire.

Elle leur demanda donc en quoi leur position dans la fratrie les aidait ou les freinait dans leur façon de travailler.

En répondant, ils s’ouvrirent comme jamais avant, et purent aborder leur dynamique d’équipe de façon constructive.

La responsable n’en revenait pas ses yeux, c’était miraculeux !

Le succès de la consultante dans cette situation résidait dans le fait d’avoir commencé par aborder les similarités professionnelles avant de basculer sur des aspects plus personnels.

Les points communs, les ressemblances servent de socle aux bonnes relations.

Nous trouvons tout type de personne sur cette planète. Certains passent leur dimanche à faire la chasse aux timbres, d’autres à monter sur le dos de taureaux surexcités.

Difficile, donc, de trouver des affinités personnelles avec tout le monde.

Aussi, certaines personnes ne désirent simplement pas établir des relations.

Mais en se concentrant d’abord sur les points communs professionnels : les challenges rencontrés, les expériences dans une industrie, les connaissances mutuelles, on peut bâtir un début de bonne relation avec n’importe qui.

Tout le monde n’a pas envie de socialiser, mais peu refuseront les conversations autour de sujets liés au travail.

Ça peut servir quand on veut tisser une relation avec un mur.

Vous voulez aller plus loin ?


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