Purée…ou comment savoir déléguer

Purée…ou comment savoir déléguer

Aujourd’hui, nous aimons bien « taper » sur les micromanagers.

Ces obsédés du contrôle, incapables de prendre de la hauteur et de déléguer.

Mais, une fois n’est pas coutume, mettons-nous à leur place deux secondes.

Ces personnes possèdent souvent un haut niveau d’excellence opérationnelle. Elles n’ont pas atteint leur place par hasard, elles savent de quoi elles parlent.

Quelque part, elles ressentent une certaine hypocrisie du système…qui voudrait qu’elles accordent plus de liberté…mais surtout qu’elles continuent à obtenir de bons résultats.

Elles ne trouvent pas la solution pour concilier les deux…elles aimeraient bien être plus « relax » mais elles craignent que la qualité baisse drastiquement.

Et quelque part, elles n’ont pas tort. Si vous n’avez jamais été supervisé par un manager laxiste et superficiel, croyez-moi, les résultants s’en ressentent.

Car quand il n’y a pas de pilote dans l’avion, il s’écrase lamentablement.

Comment donc concilier liberté et performance ?

Comment apprendre à déléguer ?

Déjà en sortant de l’approche radicale voulant que soit on délègue tout, soi rien.

Prenons un exemple simple, un chef de cuisine qui prévoirait de servir une délicieuse purée à ses clients à midi.

Rien ne l’oblige à suivre la fabrication de A à Z.

Il peut tout à fait laisser son apprenti peler et cuire les patates librement, puis intervenir pour la suite.

Donc la première étape pour un micromanager qui se soigne est d’identifier et d’intervenir uniquement sur les étapes à forte valeur ajoutée.

Ensuite, il lui faut évaluer les capacités de chaque membre de son équipe.

Clairement, l’apprenti ne peut pas faire la purée seul, en revanche, pourquoi pas confier celle-ci à un cuisiner plus expérimenté, à qui il a déjà montré vingt fois la recette et la marche à suivre (son fameux coup de cuillère).

Et donc, en fonction de son équipe en cuisine, il pourra laisser plus ou moins de liberté. Mais quand on a pris le temps de faire monter quelqu’un en compétence, à moment donné il faut apprendre à faire confiance.

Il faut aussi accepter qu’il puisse avoir d’autre façons d’arriver au même résultat. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas la même technique de pelage de patate, ou qu’il adopte une approche légèrement différente de cuisson, que sa purée ne ravira pas les papilles des clients.

Et oui, quand on fait confiance, peut-être que on en paiera le prix, et que notre collaborateur nous décevra.

Mais croyez-vous que micromanager est sans conséquences ? Qu’il n’y a pas de prix à payer ?

Bien sur qu’il y a un prix à payer !

Et celui-ci est beaucoup plus élevé : départ, absentéisme, manque d’engagement.

Aucune approche ne vous garantira tranquillité d’esprit et résultats exceptionnels, mais ne croyez pas que le manque de délégation n’a pas de conséquences négatives sur les performances globales d’une équipe.

Cela prend du temps d’apprendre à déléguer et à faire confiance.

C’est une compétence qu’on apprend petit à petit, et qui demande de faire des efforts pour aller contre sa nature méfiante et son besoin de contrôle.

Vous êtes au courant maintenant. Que je ne vous entende pas dire « purée…on ne m’avait pas prévenu… »

Vous voulez aller plus loin ?


Alors identifiez votre style de leadership avec ce petit quiz  !

Manque de confiance en soi au travail : 19 signes révélateurs

Manque de confiance en soi au travail : 19 signes révélateurs

Mise à jour Avril 2020 : Si vous manquez de confiance en vous au travail, et que vous voulez des solutions testées et reconnues pour régler ce problème, découvrez ma formation à ce sujet.

Un manque de confiance en soi au travail peut se manifester de bien des façons et nous gâcher la vie sans même que nous le sachions.

Découvrez si vous êtes concerné en prenant connaissance des 19 signes d’un manque de confiance en soi au travail recensés ci-dessous.

Mais attention, car la présence d’un signe ne signifie pas nécessairement un manque de confiance en soi au travail, d’autres raisons peuvent l’expliquer (des décisions personnelles par exemple).

Référez-vous au description de ces signes pour voir si ils traduisent ou pas un manque de confiance en soi au travail chez vous.

manque de confiance en soi au travail

1 – Vous fuyez vos collègues

Vous réduisez au minimum les contacts avec vos collègues.

Quand vous prenez l’ascenseur vous priez pour qu’il soit vide. Sinon cela signifie que vous allez devoir parler…et vous n’aimez pas ça.

Aussi, vous attendez que le hall soit désert pour vous faufiler tel un ninja vers la machine à café. Si un collègue arrive à ce moment-là, vous le maudissez, car la minute de préparation du café pendant laquelle vous allez devoir « faire la conversation » vous semblera durer des heures.

Heureusement, vous avez mis au point une solution : regarder votre téléphone. Subitement, lorsqu’une « menace » de conversation arrive, celui-ci devient BEAUCOUP plus intéressant !

Evidemment, vous ne participez jamais aux événements organisés au sein et en dehors de l’entreprise. Vous évitez les pots de départs et les soirées comités d’entreprises comme la peste.

manque de confiance en soi au travail

2- Vous stressez en permanence

Ou que vous alliez, quoique vous fassiez, le stress vous accompagne.

Vous passez votre vie à vous poser des questions angoissantes, à faire des scénarios du pire, à vous créer des problèmes qui n’existent pas.

Le pire, c’est que vous en avez conscience, mais ça ne vous aide pas du tout !

Même sur les tâches que vous maîtrisez, vous doutez. Vous vous dîtes toujours « Et si cette fois ça n’allait pas ? ».

Cette satané boule dans le ventre ne vous quitte plus, vous la trimballez partout comme un boulet. Elle en vient à vous tourmenter en dehors du travail. Parfois elle vous réveille la nuit…

Dans certains cas la pression devient si forte qu’elle vous oblige à revoir vos ambitions à la baisse. Vous aimeriez faire une présentation mais vous savez que votre stress vous en empêchera. Vous quittez un travail car il vous créé trop de tension. Vous aimeriez continuer vos études mais, rien que de penser au travail supplémentaire, vous angoissez !

3 – Vous n’acceptez pas les compliments

Quand une personne qui a confiance en soi au travail reçoit un compliment, elle sourit, dit merci et s’en va satisfaite.

Pas vous.

Sans savoir pourquoi, vous remettez toujours en cause la sincérité des donneurs de compliments.

Donc, vous « refusez » ce qu’ils vous disent, n’y croyant pas. Parfois, vous cherchez même des exemples pour leur montrer qu’ils se trompent.

Vous ne savez pas dire des choses positives sur vous. Comme si vous refusiez de voir les signes qui prouvent vos qualités.

Quant à vos succès, c’est simple, ils n’existent pas.

On pourrait vous mettre tout vos accomplissements sous le nez que vous ne les reconnaîtriez pas.

C’est votre côté Albert de Monaco…

manque de confiance en soi au travail

4- Vous avez peur du jugement

Aucun homme n’est une île, il est donc normal de se préoccuper de ce que les autres pensent.

Mais pour vous donner une bonne image est presque une obsession car vous craignez le jugement des autres.

Parfois, une seule remarque, voire un seul regard désapprobateur d’un collègue peut vous gâcher la journée.

Vous ne savez pas dire non et faîtes toujours passer les intérêts des autres avant les vôtres. Ce qui vous met parfois en retard sur votre propre travail ou en porte-à-faux avec les autres !

5- Vous fuyez les challenges

Quand votre chef ou un collègue vous propose quelque chose de différent, ce défi vous apparaît comme une épée de Damoclès.

Peut être même que vous rêvez de réaliser de projets fous comme vous reconvertir ou créer votre entreprise…mais vous n’osez pas.

Au lieu de voir toutes les raisons qui feraient de vous la personne de la situation, vous voyez toutes celles qui pourraient vous faire échouer.

Et même quand on vous assure que vous pouvez y arriver, vous restez perplexe.

Résultats, vous vous en tenez à ce que vous savez faire, vous ne prenez jamais de risques ni d’initiatives, et donc, vous ne progressez pas !

manque de confiance en soi au travail

6- Vous ne savez pas décider

Vous n’aimez pas décider.

Votre manque d’assurance vous incite à toujours demander aux autres avant de prendre une décision.

Même si vous possédez des compétences et du savoir, vous les remettez en cause et pliez souvent sous l’avis des autres (souvent pour découvrir après que vous aviez raison).

Aussi, lorsque vous ne pouvez pas vous tourner vers les autres, vous n’arrivez pas à vous décider ou vous mettez longtemps à prendre une décision.

Résultat ? Certaines belles opportunités vous « passent sous le nez ».

7- Vous n’avez aucune ambition

Depuis tout petit vous avez le sentiment que vous n’irez nulle part dans la vie. Vous êtes convaincu qu’il vous manque quelque chose pour réussir (sans jamais savoir précisément quoi).

En secret, vous admirez les gens ambitieux, ceux avec de la confiance en soi au travail, capables de se projeter dans un futur grandiose.

Pourtant quand vous vous comparez à eux, ils n’ont rien de plus que vous, à part le fait d’oser.

Mais rien n’y fait, jamais vous ne postulerez ce poste à responsabilités qui vous fait rêver…

manque de confiance en soi au travail

8- Vous fuyez le conflit

Vous avez du mal à donner votre avis et à dire ce que vous pensez. Quand quelqu’un exprime un désaccord avec vous, plutôt que de défendre votre position, vous cédez immédiatement.

Et ça vous énerve, car à de nombreuses reprises vous aviez raison et vous le saviez, mais votre manque de confiance au travail vous a fait céder.

Pire encore, vous préférez laisser quelqu’un vous malmener plutôt que d’en faire un ennemi. Vous ne recadrez jamais les gens qui dépassent les limites.

Par exemple, quand vous avez du travail et qu’un collègue bavard passe vous voir, vous n’arrivez pas à lui dire de repasser plus tard, vous attendez qu’il ait terminé (et avec certains ça peut durer des heures !!!)

Ou bien vous acceptez que les gens déplacent sans cesse vos réunions sans jamais qu’ils ne se justifient.

Mais votre peur du conflit peut avoir aussi avoir des impacts plus graves, comme laisser un chef dérangé vous malmener et casser votre moral.

9- Vous prenez les critiques trop personnellement

On ne va pas se le cacher, recevoir des critiques sur son travail fait toujours un peu mal.

Personne n’aime apprendre qu’il a mal fait ou oublié quelque chose. Malheureusement, ça fait partie de la vie professionnelle.

Mais là ou la plupart des gens « avalent la pilule » et passent à autre chose, vous faîtes de la critique une montagne.

Au lieu de le prendre pour ce qu’elle est : une banale opportunité de progresser vous l’interprétez comme une remise en question de toute votre personne.

Et donc forcément cela peut vous isoler de votre manager qui n’osera plus vous faire la moindre critique, mais considérera que vous ne méritez pas de promotion ni d’augmentation.

manque de confiance en soi au travail

10- Vous n’osez pas vous exprimer ou vous exprimez mal en réunion

Vous détestez les réunions.

Vous avez toujours pleins d’idées, de bonnes choses à dire, mais vous n’arrivez pas à vous affirmer !

Ça ne semble jamais être le bon moment pour parler, vous n’arrivez pas à prendre la parole, vous ne savez pas comment la personne en face va réagir à votre message, ou bien la pression vous empêche simplement d’ouvrir la bouche.

Donc, à votre grand regret, la plupart du temps vous ne dîtes rien.

Et quand vous osez parler, vous avez du mal à trouver vos mots et à vous faire comprendre. Expliquer une idée simple peut devenir un calvaire quand vous sentez les regards des autres braqués sur vous. Ne parlons pas d’argumenter face à une personne à l’aise à l’oral ou avec du pouvoir…

11- Vous vous justifiez trop

C’est plus fort que vous quoique vous fassiez vous devez expliquer pourquoi.

Vous ne pouvez assister à un déjeuner ? Plutôt que de simplement informer votre interlocuteur et proposer une autre date, vous vous sentez obligé de lui donner les raisons précises (alors que celui-ci n’a peut-être pas envie de savoir).

Votre collègue vous relance parce que vous n’avez pas répondu à un de ses mails ? Au lieu de vous excuser et répondre, vous racontez votre vie.

Alors bien sûr, se justifier est nécessaire par moment, sur les choses importantes, mais certainement pas sur tout.

Quelle image cela donne de vous ? Non pas celle de quelqu’un qui respire l’assurance…

manque de confiance en soi au travail

12- Vous blâmez les autres

Certaines personnes manquant de confiance en soi au travail préfèrent accuser les autres que d’assumer leurs erreurs.

« Fichus transports en commun, incapables d’arriver à l’heure », « Fichu chef, qui ne comprend jamais rien », « Fichus fournisseurs, beaucoup trop long à livrer… ».

En faisant ça, elles transfèrent la responsabilité de leur échec sur quelqu’un d’autre. Les personnes avec une vrai confiance professionnelle assument leur succès comme leurs erreurs.

Elles ont conscience qu’elles ne sont pas parfaites, et que de temps en temps elles feront des gaffes.

Vous vous comportez comme si vous n’aviez aucun contrôle sur ce qui se passe dans votre vie, comme une victime qui ne voyant pas qu’elle porte sa part de responsabilité dans le tort.

13- Vous vous excusez sans cesse

Vous savez à quoi on peut voir quelqu’un qui manque de confiance en lui au travail ?

Il commence souvent ses phrases par « Je suis désolé mais… », même quand il n’a aucune raison d’être désolé !

Peut être que vous vous sentez vraiment désolé, à tort, ou peut être que vous ne voulez pas avoir l’air agressif, mais dans tous les cas s’excuser sans cesse est malsain.

Plutôt que d’apaiser les autres, cela produira l’effet contraire.

manque de confiance en soi au travail

14- Vous avez un langage corporel effacé

Votre manque de confiance professionnelle peut aussi se traduire dans votre langage corporel.

Vous ne souriez jamais ? Vous avez une poignée de main molle comme un chamallow ? Vous êtes ratatiné sur vous-même de peur de prendre trop d’espace ? Vous êtes voûté comme une grand mère ? Vous parlez doucement, d’une toute petite voix ? Vous avez un regard fuyant comme anguille ? Vous ne pouvez pas vous empêcher de vous toucher le visage ou les cheveux quand vous parlez à quelqu’un ? Vous riez nerveusement quand vous vous sentez mal ?

Alors, vous manquez probablement de confiance en vous au travail.

Attention, ici on parle de signes, pas d’évidence absolue.

Certaines personnes ne sourient pas et parlent doucement, pour autant elles possèdent de la confiance en soi au travail.

15 – Vous craignez le futur

Le futur vous fait peur.

Le manque de confiance en soi au travail vous donne le sentiment que des événements terribles vous attendent au tournant : humiliation, faute, licenciement…

Résultat ? Vous n’arrivez jamais à vous détendre et savourer l’instant présent.

La vie est une source d’inquiétude constante pour vous…

16- Vous avez honte de vous

La pire chose qui vous soit arrivée ? Que vos parents ne vous aient pas fait parfait (ah les incapables !)

Vous auriez aimé être un robot sans émotion capable d’abattre des montagnes de travail, de continuer sans jamais s’arrêter, de vivre sans faiblesse.

Malheureusement, vous êtes juste un humain comme tout le monde.

Parfois vous vous trompez, vous avez des passages à vides, vous êtes fatigué.

Mais ça vous ne vous le pardonnez pas.

Au lieu de considérer toutes les choses que vous avez accomplies avec talent, vous « fixez » sur ce qui n’est pas allé comme vous l’auriez souhaité.

Et ça vous fait honte…

manque de confiance en soi au travail

17- Vous riez trop de vous

Tout le monde devrait être capable de prendre du recul et rire de lui-même.

Mais chez vous ça devient systématique et malsain.

Vous faîtes souvent des blagues à vos dépends, où vous riez de votre incapacité à bien travailler ou à être apprécié.

Vous pensez faire rire les autres, mais leurs sourires sont davantage dus à la politesse qu’à un véritable amusement.

Personne n’aime les gens qui s’apitoient trop sur leur sort, mêmes quand ils essayent d’en faire de l’humour.

manque de confiance en soi au travail

18 – Vous aimez être micromanagé

Aucune personne confiante n’aime se faire micromanager.

Mais vous, ça vous rassure.

Savoir exactement ce que vous devez faire, comment le faire, et quand le faire vous enlève le poids des responsabilités.

Le problème avec cette approche, sans autonomie et sans liberté, est qu’elle vous empêche de progresser.

Au lieu de vous présenter comme une personne intelligente et capable de réfléchir, vous vous positionnez comme un simple exécutant.

Et comme les micromanagers sont la plupart du temps des perfectionnistes en permanence insatisfaits, ils vous confortent dans votre mauvaise image de vous-même avec leurs critiques.

19- Votre carrière évolue plus lentement que celle des autres

Dans la vie ce sont rarement les plus méritants qui montent dans la hiérarchie…mais ceux qui font le plus de bruit.

Et vous l’avez appris à vos dépends.

Car votre carrière semble avancer plus lentement que celle des autres.

Quand on s’en tient aux résultats, vous êtes aussi bons qu’eux. Mais quelque chose semble vous manquer.

Vous avez parfois l’impression d’être transparent et de devoir en faire trente fois plus pour être remarqué.

Vous avez les bons diplômes, vous obtenez des bons résultats, mais ceux-ci passent inaperçus car vous en faîtes peu la publicité.

Votre manque de confiance vous empêche de vous imposer, vous attendez qu’on vienne vous proposer de nouvelles tâches ou responsabilités au lieu de les réclamer.

Aussi, vous êtes moins bons en entretien. Vous possédez les compétences et les connaissances, mais face au recruteur votre manque de confiance vous empêche d’être aussi convaincant que vous le souhaiteriez.

Tout ceci fait que votre carrière stagne ou n’avance pas aussi vite qu’elle pourrait !

Conclusion :19 signes qui trahissent un manque de confiance en soi au travail

Un manque de confiance en soi au travail peut affecter différents aspects de notre travail. Il peut nous empêcher d’avoir des relations saines avec nos collègues, d’être efficace, d’être zen, ou de donner une bonne image de nous.

Avoir conscience de son manque de confiance en soi au travail et de comment il nous affecte permet de trouver les solutions les plus adaptées pour le traiter.

Mise à jour Avril 2020 : Si vous manquez de confiance en vous au travail, et que vous voulez des solutions testées et reconnues pour régler ce problème, découvrez ma formation à ce sujet.

Vous voulez aller plus loin ?


Alors identifiez votre style de leadership avec ce petit quiz  !

Leadership autoritaire: le comprendre pour mieux l’éviter

Leadership autoritaire: le comprendre pour mieux l’éviter

Nous faisons face à un véritable fléau.

Un fléau qui dure depuis bien longtemps, mais qui ne montre aucun signe d’amélioration.

L’année dernière, à cause de ce satané réchauffement climatique, plusieurs espèces ont disparu de la surface de notre planète.

Mais malheureusement, pas celle-là.

Celle-là, elle s’éteindra probablement en dernier, ou bien elle se partagera ce qui reste de notre monde avec les cafards.

Vous avez deviné de qui je parle ?

Des leaders autoritaires (aussi appelés « petit chefs »).

On en a tous croisé un spécimen dans notre vie, certains en gardent des marques indélébiles.

Dans cet article, je vous propose une étude approfondie de ces leaders autoritaires. Nous allons voir comment les identifier, pourquoi leur style fonctionne aussi mal avec leurs équipes, et le seul cas dans lequel ils peuvent tirer leur épingle du jeu.

Leader autoritaire : Savoir les identifier

Quand on est amateur de nature, on sait que le meilleur moment pour observer les animaux est au petit matin, à la levée du jour.

Mais même avec la meilleure volonté du monde, parfois on ne voit rien.

Rassurez-vous, le leader autoritaire est beaucoup plus facile à trouver.

On peut souvent l’apercevoir dans les couloirs, paradant comme un Dark Vador.

Leadership autoritaire

Jean-Arthur, responsable de la Compta

Se pensant au sommet de la chaîne alimentaire, il adore sentir la peur des autres quand il s’adresse à eux.

Sa devise ? Faîtes ce que je vous dis, ou ça ira mal.

On peut l’entendre parfois prononcer sa citation préférée « Il vaut mieux être craint plutôt qu’aimé », n’allez pas pour autant penser qu’il ait lu Le Prince de Machiavel, livre dont provient la citation.

Le management participatif ? La bienveillance ? L’empathie ?

Pas son truc.

Tout comme la politesse, quand il parle, il est plus sec qu’un vieux Bretzel.

Leader autoritaire

Au boulot feignants !

Ce qu’il aime avant tout, c’est avoir le contrôle, sentir que c’est lui qui décide.

La plupart du temps, il aboie des ordres :

« Faîtes-moi un rapport sur le sujet ».

« Préparez-moi ce dossier pour demain, pour que je puisse avoir de la visibilité dessus »

« Vous le rappelez et vous lui faîtes une contre-proposition, c’est clair ? »

D’ailleurs, il pense être la seule personne compétente de son service, voire de son entreprise.

Conséquence ? Il micromanage.

C’est le genre de personne qui expliquerait à un lion comment rugir.

Ça ne l’intéresse pas de savoir que vous faîtes bien votre travail, ce qui l’intéresse c’est que vous suiviez ses consignes.

A la lettre.

Le leader autoritaire aime les pantins

Et quand il les exprime mal, vous êtes prié de bien vouloir lire dans ses pensées ce qu’il voulait vraiment dire.

Autre chose, si par le plus grand des hasards votre approche venait à être plus intelligente que la sienne, OUBLIEZ-LA.

Car la règle n°1 est que le petit chef a toujours raison.

Quant aux remerciements, aux compliments, aux récompenses ? Il n’en fait pas, cela lui donnerait l’air faible.

Vous vous en doutez, le leadership autoritaire a un impact très mauvais sur le climat de son service. Mais rentrons dans les détails pour expliquer pourquoi.

Leadership autoritaire : Pourquoi il fonctionne si mal ?

Quand j’étais étudiant, j’ai fait quelques petits jobs d’été pour financer ma consommation de bière mes livres scolaires.

Et je me souviens d’un épisode regrettable, où un de mes collègues avait giflé notre horrible responsable.

Non pas que je sois d’accord avec cette approche…radicale (la violence n’étant jamais une solution), mais c’est le type de réaction que peut susciter un leadership autoritaire.

Pourquoi ? Parce que le leader autoritaire a la capacité de faire du travail un enfer.

Leader autoritaire

 Jean-Arthur, et ses équipes

Premièrement, il manque de respect à ses collaborateurs, tant par son manque de politesse que par son ton condescendant.

SI vous n’avez jamais eu la chance de côtoyer un individu de la sorte, croyez-moi c’est très usant.

Il vous rappelle en permanence qu’il vous considère inférieur.

Mais ce n’est pas qu’une histoire de forme, il y a aussi le fond.

Quand on retire à quelqu’un tout pouvoir décisionnel, qu’on lui ôte toute liberté de décision, celui-ci ne peut que se sentir frustré.

Une partie plaisante du travail revient à pouvoir faire les choses au moins un peu comme on veut, de mettre sa « patte », d’être autonome…

Ici, le petit chef infantilise ses collaborateurs, et retire tout plaisir à la tâche.

Il déresponsabilise tout le monde.

Ce n’est plus le projet du service ou de l’entreprise, c’est celui du chef.

Autant vous dire que cela se ressent sur le moral des troupes, une certaine léthargie s’installe.

Dans ce contexte, où on regarde d’un mauvais œil les prises d’initiatives et les avis divergents chacun n’a qu’une idée en tête : fuir le plus loin possible.

Mais pour beaucoup, ce n’est pas possible.

Ils adoptent donc des techniques de résistance passives, en obéissant mais jamais totalement.

Subtile résistance !

Ils « oublient » de faire des choses, ou les font volontairement mal, se font porter pâle les jours importants, nuisent au chef à leur petit niveau.

Et tous ces comportements renforcent la conviction du petit chef, disant qu’il ne peut faire confiance à personne.

Vous l’aurez compris, ce style de leadership ne mène pas loin. Il a d’ailleurs été identifié comme le style avec le plus gros impact négatif sur le climat d’une équipe dans une célèbre étude sur le sujet.

Cela dit, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Un leadership autoritaire peut fonctionner dans un cas bien précis.

Le leader autoritaire à la rescousse

Quand il y a le feu, il y a le feu.

Certaines situations sont d’une urgence absolue.

Elles demandent d’agir vite et efficacement.

La précarité de la situation fait qu’on accepte certains comportements qu’on ne tolérerait pas dans une autre situation.

Résultat de recherche d'images pour "ambulance"

Imaginez un pompier qui dise à son chef « je ne vais pas sauver l’enfant dans l’immeuble en feu, tu n’avais qu’à dire s’il te plaît ! ».

Ce serait grotesque n’est-ce pas ?

Donc, dans ces situations où il faut agir vite, pour garantir la survie d’un projet ou d’une entreprise, le leader autoritaire compétent peut sauver la situation.

A votre niveau, cela signifie que vous pouvez de temps en temps être autoritaire quand les conditions l’exigent, personne ne vous en voudra.

Mais jamais au-delà.

Sinon, vous aurez des petits problèmes…

Adoptez plutôt un leadership visionnaire, bienveillant, participatif ou coach. Vous verrez ça vous changera la vie !

leader autoritaire

Si vous êtes un petit chef, ça ira mal !

Vous voulez aller plus loin ?


Alors identifiez votre style de leadership avec ce petit quiz  !

Résoudre un conflit au travail en 5 étapes cruciales

Résoudre un conflit au travail en 5 étapes cruciales

Vous voulez résoudre un conflit au travail ? Ce guide va vous expliquer comment y arriver en 5 étapes simples mais essentielles !

Mise à jour Avril 2020 : Pour apprendre concrètement comment gérer les conflits au travail de façon constructive et acquérir les compétences et connaissances nécessaires pour résoudre toutes les situations, vous pouvez vous inscrire à ma formation sur le sujet.

Dans la vie comme au travail, le conflit fait partie de la vie.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, un conflit au travail n’est pas toujours négatif. Il peut permettre de débloquer des situations et même d’améliorer nos relations avec nos collègues.

Néanmoins, les conflits mal gérés peuvent amener de l’insatisfaction, de la tristesse, de la frustration et de la colère.

Les trois causes les plus communes de conflit au travail sont :

  • La mauvaise définition des responsabilités
  • Les moyens financiers, d’espace, de temps, d’équipement limités
  • Les conflits d’intérêts

Tout réside dans le comment on gère ces conflits. La communication est à la fois la cause et la solution à ces conflits au travail. Comprendre comment communiquer efficacement et savoir résoudre un conflit au travail peut s’avérer essentiel pour atteindre ses objectifs professionnels et réussir sa carrière.

Découvrez cette méthode en cinq étapes  pour résoudre un conflit au travail.

Dans quel cas s’applique cette méthode pour résoudre un conflit au travail ?

La méthode que je vous présente peut s’appliquer dans deux cas.

Dans le premier cas, vous intervenez en tant que médiateur du conflit, entre deux membres de votre équipe par exemple.

Cette position est la plus simple car vous n’êtes pas impliqué directement dans le conflit. Vous vous positionnez en tant que personne d’autorité, neutre.

Vous aurez donc plus d’objectivité pour évaluer la situation et trouver des solutions pertinentes.

résoudre un conflit au travail

La position de médiateur est plus facile.

Dans le deuxième cas, vous êtes impliqué directement dans le conflit, et essayez de le résoudre.

Ce conflit peut être avec un collaborateur sur lequel vous avez de l’autorité, un collègue avec qui vous êtes sur un pied « d’égalité », ou un supérieur qui a de l’autorité sur vous.

Résoudre un conflit au travail dans lequel vous êtes directement impliqué s’avère plus compliqué. En effet, il est plus difficile de juger avec impartialité son propre comportement que celui des autres.

Comme on dit, on ne peut pas être juge et partie, et pourtant c’est ce que vous allez devoir faire si vous voulez résoudre ce conflit au travail.

(A moins que vous appeliez Super-Médiateur à la rescousse, mais j’ai entendu dire qu’il était très occupé en ce moment !)

Néanmoins, dans notre vie professionnelle comme personnelle nous résolvons nous-mêmes la plupart de nos conflits. C’est donc loin d’être mission impossible.

Cependant, pour le faire de façon productive nous devons particulièrement prêter attention à aborder ces situations avec humilité et empathie.

Rares sont les conflits causés par une seule personne, et il faut accepter de porter sa part de responsabilité, sinon s’en sortir devient très compliqué !

Maintenant que ceci est dit, et que vous abordez ce conflit au travail avec la sagesse et l’humilité d’un moine Bouddhiste, passons au 5 étapes pour le résoudre.

1- Préparer le terrain

Résoudre un conflit au travail, c’est un peu comme organiser une fête: pour que ce soit réussi ça se prépare !

Donc, si vous voulez que votre résolution de conflit au travail se passe du mieux possible, veillez à rassembler trois éléments.

Un endroit adapté

On ne lave JAMAIS son linge sale en public.

Quel que soit vos interlocuteurs, ou la nature du conflit, isolez-vous avec les personnes concernées.

Aussi, choisissez un endroit « neutre ». Évitez de vous réunir dans le bureau de l’un ou de l’autre.

Assez de temps

Dans certaines circonstances, un conflit d’apparence anodine peut traduire quelque chose de beaucoup plus grave et profond. Comme un arbre qui cacherait une forêt.

Donc prévoyez large.

On ne résout pas un conflit en dix minutes, réservez au moins une heure.

Vu les enjeux, mieux vaut prévoir trop que pas assez.

De la sérénité d’esprit

Que vous soyez partie prenante ou simple médiateur, résoudre un conflit professionnel demande beaucoup d’énergie.

Vous allez devoir écouter attentivement, faire preuve d’empathie et garder votre calme en toute circonstances.

résoudre un conflit au travail

Zen attitude !

Choisissez le moment de la journée, ou de la semaine si vous en avez la possibilité, où vous serez le plus à même de faire preuve de patience et de sérénité d’esprit.

Par exemple, si vous savez que vous êtes un peu grognon le matin, choisissez un autre horaire.

Ou bien, si vous avez une réunion importante en début d’après-midi de laquelle vous sortirez probablement épuisé, planifiez pour un autre jour ou tenez la réunion le matin.

Mais encore, si vous déjeunez avec belle maman à midi, et qu’elle a le chic pour vous agacer, évitez de prévoir la réunion juste après.

Résoudre un conflit au travail

A chacun son combat !

Prenez conscience que a résolution de ce confit professionnel dépendra en grande partie de l’attitude que vous amènerez autour de la table.

Si vous abordez la réunion avec calme et sérénité vous aurez de meilleurs résultats que si vous arrivez tendu comme une corde à linge.

2- Établir les règles

Cette étape va surtout s’appliquer si vous intervenez en tant que médiateur.

Vous avez réuni les parties prenantes du conflit et vous vous préparez à rentrer dans le vif du sujet, mais avant ça vous devez établir les règles.

Pourquoi ? Car il y a toujours de la tension dans un conflit, et pour résoudre celui-ci au mieux, vous devez la minimiser.

Vos règles vous permettront de garder l’atmosphère respirable et les échanges cordiaux.

résoudre un conflit professionnel

A vous de faire respecter les règles !

A vous de voir quelles règles vous souhaiter fixer, mais résoudre un conflit au travail passe toujours par le respect.

En pratique cela signifie que vous devez veiller à ce que :

  • Tout le monde puisse parler sans être interrompu
  • La politesse règne en toutes circonstances
  • Personne ne monopolise la parole.

N’oubliez pas que les enjeux vont plus loin que la résolution du simple conflit. De ce moment va dépendre votre relation future avec chacune des personnes impliquées, et leurs relations entre eux.

Faîtes donc attention à protéger l’ego de chacun.

Si l’un d’entre eux sort de la réunion en ayant eu l’impression d’avoir été humilié ou traité injustement, il gardera du ressentiment. Et don, le conflit continuera peut-être, et il pourrait avoir envie de partir, ou de se venger.

Une fois que vous avez établi les règles, vous pouvez attaquer les choses sérieuses.

3- Rassembler les faits

Pour résoudre un conflit au travail efficacement, il faut commencer par s’entendre sur les faits.

Tel un détective, vous devez définir précisément les événements qui ont mené au conflit.

résoudre un conflit professionnel

A vous de mener l’enquête !

Dans cette étape, vous établissez quelle personne à fait quoi, et vérifiez que vous avez les mêmes versions de l’histoire.

Si les témoignages diffèrent, demandez des preuves écrites.

Ici, vous ne cherchez pas à trouver un coupable, mais à savoir précisément ce qui s’est passé.

Cette étape va vous permettre de clarifier tous les malentendus.

La mémoire humaine n’étant absolument pas fiable, vous aurez parfois des surprises.

Par exemple, par le passé j’ai eu un conflit avec un collègue qui me reprochait de ne lui avoir jamais envoyé les documents qu’il m’avait demandé.

Je lui ai soutenu le contraire, me revoyant encore en train d’écrire et envoyer l’email. J’en aurai mis ma main à couper.

Puis, par acquis de conscience, je suis allé vérifier.

Il avait raison.

J’avais bien écrit le message, mais je ne lui avais jamais envoyé.

Je me suis senti idiot et je lui ai présenté mes plus plates excuses (et j’étais bien content de garder ma main !)

Confronter nos faits nous a permis d’établir la vérité et de résoudre notre conflit.

Malheureusement, dans la majorité des cas, résoudre un conflit au travail s’avère plus compliqué.

Cependant, cette étape se révèle nécessaire pour aborder sur des bases solides la suite.

4-Exprimer et accepter interprétations et émotions

J’adore écouter les parents parler des conflits absurdes de leurs enfants.

Quand ils évoquent les raisons idiotes des disputes, ils prennent parfois un air supérieur, comme s’ils étaient au-dessus de tout ça.

Et pourtant, la majorité des conflits chez les adultes ne volent pas beaucoup plus haut que des enfantillages.

Nos ego et notre incapacité à aborder nos différents de façon constructives donnent lieu à des conflits au travail que nous pourrions éviter.

résoudre un conflit au travail

Qui a raison ?

De plus, selon notre culture, notre éducation, nos expériences, notre tempérament et nos valeurs, nous percevrons différemment un même événement.

Et c’est pour ça que, souvent, s’en tenir au fait ne suffit pas. La plupart du temps, pour résoudre un conflit au travail il nous faut nous intéresser à l’interprétation de ces faits, et aux émotions qu’ils ont suscitées.

Par exemple, en Chine, roter à la fin du repas signifie que l’on a bien mangé. En France, cela signifie qu’on est un gros dégoûtant.

Donc, un petit rot de votre voisin au repas de fin d’année du comité d’entreprise éveillera deux émotions complètement différentes selon votre pays d’origine.

Mais pas besoin d’aller aussi loin.

J’avais un collègue qui parlait toujours très fort au téléphone. Il énervait tout le monde dans le bureau.

Quel manque d’éducation !

Mais personne ne le lui avait jamais dit.

Quand je l’ai pris à part pour lui en parler, mes paroles l’ont surpris. Il n’avait absolument pas conscience de parler aussi fort et de gêner les autres.

Là où nous avions interprété « manque de savoir vivre », il s’agissait purement et simplement d’ignorance.

Il a fait davantage attention et nous n’avons jamais reparlé de cette histoire.

Mais au-delà du fait d’avoir exprimé nos émotions, c’est le fait qu’il les aient acceptés qui nous a permis de résoudre le conflit.

Il aurait très bien pu dire : « Vous dîtes n’importe quoi. Je ne parle pas si fort que ça et de toute façon je fais comme je veux si vous n’êtes pas content c’est pareil ».

Dans ce cas-là, soit nous acceptions sa réponse, soit nous portions le conflit plus haut.

Donc, résoudre un conflit au travail passe aussi par l’acceptation du point de vue de l’autre et de ses émotions (d’où l’importance de l’ouverture d’esprit et de l’humilité).

Attention, par « exprimer les émotions » on n’entend pas sortir la boîte de mouchoirs ou faire une psychothérapie. Vous n’avez pas besoin de vous y attarder outre mesure, mais chacun doit pouvoir exprimer ce qu’il pense et ressent, « vider son sac ».

 » Tout a commencé quand j’avais quatre ans, et que Eric m’a volé mes pépitos… »

Pour exprimer vos interprétations et vos émotions, utilisez la formule suivante :

Quand tu (action menant au conflit), ça me (émotion), parce que (interprétation de l’action)

Exemples:

Quand tu ne me dis pas bonjour le matin, ça m’attriste car j’ai l’impression que tu ne me respectes pas.

Quand tu me préviens au dernier moment que tu ne pourras livrer à temps, ça m’énerve car je dois prévenir les clients, je me prends des réflexions, et j’ai l’impression que tu t’en fiches parce que je te l’ai déjà dit.

Quand tu m’appelles « ma vieille bichette » devant le directeur, ça me fait honte car je pense être un bichon encore dans la force de l’âge.

Nous vivons dans un monde de non-dit, la plupart des gens préfèrent garder leur opinion et leur ressentiment pour eux…jusqu’au jour où ça explose.

Donc, l’objectif de cette étape est que chacun puisse exprimer ses émotions à l’autre de façon respectueuse, d’identifier l’interprétation des émotions qui a mené au conflit, puis trouver des solutions efficaces pour agir.

5- Trouver des solutions

Nous avançons !

Vous avez rassemblé les faits, vous avez identifié la raison du conflit professionnel, vous avez exprimé ou fait exprimer les émotions.

Maintenant que faîtes-vous ?

Vous cherchez une solution pardi !

Mais avant ça, vous devez rappeler le contexte du conflit professionnel, et déterminer ce que vous voulez accomplir ensemble.

Identifier et rappeler les objectifs communs

Travailler ensemble revient à atteindre des objectifs communs.

Bien évidemment, chaque direction, chaque service, chaque équipe possèdent ses propres objectifs, mais ils doivent servir avant tout le bien de la collectivité.

Le bien de tous doit primer sur le bien de chacun, ou de plusieurs.

Donc avant d’envisager les solutions, pour résoudre un conflit au travail, il faut s’entendre sur les objectifs communs que l’on cherche à atteindre, et les mettre en regard du conflit.

résoudre un conflit professionnel

Ici on cherche à réconcilier les objectifs

Ceci permet de rappeler la finalité dont tout découle, et de trouver des solutions servant sa réalisation.

Proposer des solutions et choisir la meilleure approche pour résoudre un conflit au travail

Il existe généralement de nombreuses solutions pour résoudre un conflit au travail.

Certaines demandent plus ou moins de créativité.

Dans cette étape, une fois que les objectifs communs ont été rappelés, chacune des parties prenantes énoncent ses solutions pour sortir du conflit.

En fonction de la qualité des échanges et des propositions, ainsi que du pouvoir de chacun, le médiateur ou le groupe devra choisir la meilleure approche pour résoudre ce conflit.

Il existe 5 approches pour résoudre un conflit au travail.

  • Forcer
  • Eviter
  • Céder
  • Trouver un compromis
  • Collaborer

Mais toutes ne possèdent pas toutes la même efficacité.

Pour vous les présenter, je vais réutiliser un exemple cité précédemment, et le contextualiser un peu.

Jacques contre Chirac :

Imaginez une entreprise où Jacques, le gérant des livraisons, ne prévient jamais Chirac, le commercial en charge des clients, quand il ne peut pas livrer à temps.

Cela énerve Chirac car il doit calmer le jeu avec le client agacé.

résoudre un conflit au travail

La bonne entente entre collègues !

Mais Jacques n’agit pas ainsi par plaisir. Il a récemment perdu un collaborateur très expérimenté, et consacre beaucoup de temps à former son remplaçant. Evidemment cela s’en ressent sur les commandes. Il croule sous le travail et oublie de prévenir ses collègues quand il prend du retard.

Le directeur de l’entreprise intervient en tant que médiateur du conflit. Celui-ci accorde une immense importance au maintien des bonnes relations avec les clients.

Il réunit donc Jacques et Chirac, qui ne se parlent plus, afin de trouver une solution.

Il suit les étapes que j’ai identifié précédemment, et selon les propositions faîtes et la qualité des échanges entre Jacques et Chirac, il privilégiera la meilleure approche

Voici les différentes façons de résoudre ce conflit professionnel.

résolution de conflit au travail

Forcer

Forcer, c’est imposer une solution.

En l’occurrence, si vous en avez le pouvoir, vous pouvez très bien imposer une solution et dire « c’est comme ça et pas autrement ».

Je ne vous recommande pas cette façon car elle ne traite pas du fond du problème et elle irrite les egos.

Mais dans certains cas, face à des personnes têtues qui n’arrivent pas à s’entendre, elle peut s’avérer nécessaire.

Exemple :

Admettons que le directeur soit de mauvaise humeur, et que Jacques et Chirac se soient montrés peu coopératifs pendant la réunion.

Le directeur peut utiliser son pouvoir pour forcer une (mauvaise) décision.

Directeur : Jacques, désormais tu préviens quand tu ne peux pas livrer sinon ça ira mal !

Il aurait pu aussi forcer une meilleure décision.

Mais dans tous les cas, forcer n’est jamais judicieux, car cela créé du ressentiment.

Normalement, rassembler les faits puis exprimer et accepter interprétations et émotions permet d’éviter d’imposer une solution. Mais, comme je vous l’ai dit, dans certains cas…

résolution de conflit au travail

Eviter

On peut aussi choisir d’éviter, ou de faire éviter le conflit.

Ce n’est généralement pas une solution très efficace, car le ressentiment persiste et le problème n’est pas vraiment traité.

Exemple :

Directeur : Jacques, désormais tu ne t’occupes plus des commandes de Chirac. Cousteau le fera à ta place.

Cette option reste meilleure que forcer, mais pas beaucoup. Car même si Cousteau peut gérer les commandes de Chirac, le problème de fond de Jacques persiste.

résolution de conflit professionnel

Céder

Céder c’est accepter totalement la demande de l’autre.

C’est une approche plus intéressante, qu’on utilise la plupart du temps face à une personne qui a plus de pouvoir que nous.

Mais quand un conflit entre deux personnes d’un pouvoir égal se produit, ils résolvent rarement leur conflit au travail de cette façon.

Pourquoi ?

Parce qu’il est rare qu’une situation soit entièrement du fait d’une personne, et que même quand c’est le cas, cela demande de l’humilité d’accepter la responsabilité de l’erreur et d’agir en conséquence en cédant.

Exemple :

Jacques : « Désolé Chirac, tu me l’as dit plusieurs fois c’est vrai mais j’avais oublié tous les désagréments que les retards occasionnent pour toi. Je te prie de m’excuser, je vais faire particulièrement attention à te prévenir maintenant. Ça n’arrivera plus ».

Vous le voyez, c’est une belle solution car personne ne garde de ressentiment et tout le monde peut aller de l’avant. Mais elle reste hautement improbable !

Dans ce cas-là, à mon avis Jacques fera prévaloir ses arguments…

résolution de conflit au travail

Trouver un compromis

Trouver un compromis, c’est définir une solution non optimale mais acceptable par tous.

Chaque acteur accepte de revoir ses exigences à la baisse afin de trouver une solution au conflit professionnel.

Exemple :

Jacques : « Chirac, si je t’envoie en début de semaine une liste des clients qui risquent de connaître un retard de livraison, pour que tu puisses les prévenir, est-ce que cela te conviendrait ? »

Chirac : « Ok »

Vous le voyez, ici chacun met de l’eau dans son vin. La solution n’est pas parfaite, certains clients resteront mécontents car ils seront livrés en retard, mais c’est mieux.

Parfois, le compromis est le mieux que vous pourrez obtenir.

résolution de conflit au travail

Collaborer

Collaborer c’est travailler ensemble pour l’atteinte des objectifs de chaque personne impliquée dans le conflit. C’est chercher une solution gagnant-gagnant en faisant preuve de créativité.

C’est la meilleure des façons pour résoudre un conflit professionnel, c’est aussi celle qui demande le plus de réflexion, mais le jeu en vaut la chandelle.

La collaboration permet de renforcer la relation, de trouver des solutions pertinentes au problèmes, et d’instaurer une dynamique positive.

Exemple :

Solution créative 1 

Directeur : Jacques, je n’avais pas du tout conscience de vos difficultés. Si nous prenons un ou deux intérimaires pour vous suppléer, vous pensez pouvoir tenir les délais et continuer à former le nouveau ?

Jacques : Oui ça m’allègerait la tâche.

Solution créative 2 :

Jacques : Chirac, si tu pouvais m’envoyer les commandes une semaine plus tôt, j’aurais davantage de visibilité pour m’organiser et je pourrais tenir les délais, tu penses que c’est possible ?

Chirac :  Ça me demanderait de revoir mon organisation avec les clients, mais si tu me garantis que tu n’auras plus de retard, je suis prêt à le faire.

C’est beaucoup mieux n’est-ce pas ?

Ensemble, ils ont su dépasser le problème de base  (des clients mécontents dus au retard de livraison) pour trouver une excellente solution.

Récapituler et terminer en beauté

On néglige souvent cette étape tant dans les réunions de travail classiques, que dans des réunions plus particulières comme celles de résolution d’un conflit professionnel.

Comme les échanges peuvent parfois être chaotiques et désordonnés, dans certain cas on peut ne pas bien savoir qui fait quoi à l’issue de la réunion, même quand on a trouvé des solutions.

Donc, cette étape essentielle pour résoudre un conflit au travail vise à s’assurer que chacun a bien compris son rôle, ses tâches et ses échéances.

Terminez la réunion ainsi :

(Acteur), nous sommes d’accord que tu feras (Action) avant le (Date)

Ainsi vous vous assurerez que vous êtes tous sur la même longueur d’ondes.

A la fin de la réunion, prenez le temps de remercier tout le monde pour leur participation.

Puis, allez boire un petit thé,un café OU UNE BELLE COUPE DE CHAMPAGNE, vous l’avez bien mérité !

Vous savez maintenant comment faire pour résoudre un conflit au travail !

Mise à jour Avril 2020 : Pour apprendre concrètement comment gérer les conflits au travail de façon constructive et acquérir les compétences et connaissances nécessaires pour résoudre toutes les situations, vous pouvez vous inscrire à ma formation sur le sujet.

Vous voulez aller plus loin ?


Alors identifiez votre style de leadership avec ce petit quiz  !

Devenir un leader chef de file ? Fausse bonne idée !

Devenir un leader chef de file ? Fausse bonne idée !

« Mon travail n’est pas d’être doux avec les gens. Mon travail consiste à prendre ces gens formidables et à les pousser pour qu’ils deviennent de meilleures personnes. »

Avec ces mots, le grand Steve Jobs expliqua un des grands piliers sur lesquels il basait son leadership.

Résultat de recherche d'images pour "steve jobs"

Travailler avec Jobs n’était pas une partie de plaisir.

Bien qu’il ait arrêté ses études supérieures au bout de six mois, l’homme possédait du génie et beaucoup d’instinct.  Malheureusement, il avait des difficultés à mettre des mots sur ses idées. Il fixait la barre très haut, mais n’exprimait pas clairement ses attentes.

Aussi, il devenait frustré quand les choses n’allaient pas dans le sens de sa vision.

Au début de sa carrière, il manquait de patience et préférait renvoyer ses salariés non performants plutôt que de les aider à s’améliorer.

Il tenait à ce que tout soit fait à sa façon, et contrôlait méticuleusement la réalisation des tâches. Quand son « cahier des charges » n’était pas respecté, il s’énervait !

Malgré ces défauts, le jeune homme avait du génie et suscitait l’admiration de ses salariés. Il a amené Apple au succès. Mais cette attitude a aussi poussé beaucoup de bon éléments à le quitter, et l’a finalement fait renvoyé de l’entreprise qu’il avait fondé.

Résultat de recherche d'images pour "steve jobs"

Après une longue traversée du désert, et une profonde remise en question, il retrouve le chemin de la réussite et fait son retour chez Apple quelques années après son licenciement.

L’homme a changé, mais pas radicalement. Il a travaillé sa patience, sa bienveillance, et appris à canaliser son besoin de contrôle

Pour autant, il a gardé le même niveau d’exigence de ses collaborateurs, qu’il continue à surcharger de travail.

Pour être sur qu’il ne recrute que des gens motivés, il critique vivement les candidats pendant les entretiens d’embauche et observe leur réaction. Il ne veut pas de « touriste » dans son bateau, seulement des gens prêt à accepter ses règles et son fonctionnement.

Ce style de management très exigeant, allié à son génie et à sa recherche continue de la perfection lui permet de faire d’Apple l’entreprise la plus riche du monde.

Image associée

Face à ces résultats indiscutables, difficile de remettre en question le leadership de Jobs.

Pourtant, vous seriez bien mal avisé d’essayer de l’imiter.

Il était ce que l’on appelle un leader « chef de file ».

Ce type de leader dirige par l’exemple. Il place la barre extrêmement haut et se montre très efficace. Il veut toujours aller plus vite et faire mieux.

Seul problème ? Il demande aux autres d’être aussi impliqué et performant que lui… Ce qui peut vite s’avérer problématique. Dans le cas de Jobs, nous verrons à la fin de l’article le secret qui lui a permis de faire fonctionner ce style.

Suivez moi, bande de tortues d’eau douce

Mais étudions d’abord en détails les problèmes de ce type de leadership.

Le problème du leadership chef de file

C’est vrai, qu’à première vue, on pourrait penser que ce type de leadership apporte des résultats positifs.

Mais en fait, d’après le chercheur en sciences sociales Daniel Goleman, c’est le contraire qui se produit.

Ça peut paraître incompréhensible.

Après tout, un leader n’est-il pas censé montrer l’exemple ?

Si ! Mais pas comme ça !

Parce que ce genre de personnalités ont le fort pour faire du travail une expérience désagréable.

D’une part, leur insatisfaction permanente épuise. Ne vous y trompez pas, tout le monde aime faire du bon travail, mais peu cherchent à faire en permanence du travail parfait.

Rien de plus fatiguant qu’un chef qui ne nous dit jamais « c’est du bon travail » mais toujours « tu peux encore mieux faire ».

Ce chef m’épuise…

Surtout que la plupart du temps, ces leaders pensent donner des consignes claires et précises de ce qu’ils attendent, alors que c’est loin d’être le cas. Et cela peut frustrer le collaborateur qui aura l’impression de devoir rentrer dans la tête du leader pour savoir ce que celui-ci attend vraiment de lui.

Le travail ne revient donc plus à suivre au mieux les consignes données, mais à deviner ce que le leader pense.

Pénible n’est-ce pas ?

D’autant plus pénible qu’un leader chef de file possède peu de flexibilité.

Cet homme n’est pas un leader chef de file…

Pour lui, il n’y a qu’une seule bonne façon de faire les choses. Il n’apprécie donc pas trop les prises d’initiatives, et laisse peu d’autonomie, car il n’a pas trop confiance.

Le leader attend un résultat si précis qu’il peut avoir tendance à faire le travail à la place de son collaborateur, ou à le micromanager.

Au final, sans responsabilité, sans liberté, quel plaisir reste-il à travailler ?

Et le leader chef de file n’aime pas partager le pouvoir. Il se perçoit comme le plus compétent et prend toutes les décisions. Il se voit comme une référence et n’écoute pas les avis divergents.

Résultat de recherche d'images pour "big ego"
Le roi, c’est moi !

Après tout on peut le comprendre, c’est vrai qu’il est très qualifié, mais cette attitude le déconnecte de son équipe et le fait passer pour un monstre de froideur.

Finalement, il se perçoit plus comme la tête pensante, qui assemble toutes les pièces du puzzle, et ses collaborateurs comme les bras, les exécutants, qui réalisent sa vision, sans avoir besoin du contexte.

Donc résumons, peu de responsabilités, peu de liberté, peu de sens au travail donné… Vous comprenez maintenant pourquoi ce type de leader peut repousser ?

Heureusement, ce style peut fonctionner dans certaines situations.

Quand et comment utiliser ce style ?

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que le leadership est un processus relatif, pas absolu. Un style de leadership qui fonctionne avec une bande de jeunes diplômés peut être catastrophique avec une bande de vieux briscards expérimentés.

Image associée
On ne leade pas un groupe de jeunes inexpérimentés comme une bande de vieux briscards !

Et donc un leadership chef de file peut fonctionner, à condition que le leader ait les collaborateurs pour.

Si il arrive à s’entourer de personnes qui partagent son goût de la performance et de la perfection, et qui possèdent un grand niveau de motivation et de compétence, ce style peut être très efficace.

C’est ce qui explique le succès de Jobs.

Ses succès commerciaux, sa vision géniale ont fait de lui une légende. Les meilleurs ingénieurs du monde se bousculaient donc pour travailler pour Apple. Il avait alors accès à un réservoir de talents si vaste qu’il pouvait sélectionner les personnalités pouvant accepter ses conditions.

Mais est-ce votre cas ?

Dans le monde normal, nous n’avons pas forcément le luxe de choisir nos collaborateurs, ou de recruter qui bon nous semble, faute de candidatures ou de budget…

Et si vous vous la jouez Steve Jobs, vous allez rapidement déchanter.

C’est bien une révolution que vous créerez, mais pas technologique…

Résultat de recherche d'images pour "revolution"

Vous voulez aller plus loin ?


Alors identifiez votre style de leadership avec ce petit quiz  !

>
Send this to a friend